EXIL
quelques voyages plus lointains, à Paris même peut-être. Il paraît avoir reçu partout un accueil sympathique, souvent affectueux, près d'anciens amis et d'amis nouveaux.
Il n'avait pas entièrement renoncé à jouer quelque rôle politique ; mais il se donna surtout à des travaux littéraires, embrassant depuis les sujets d'étude les plus sévères jusqu'à des œuvres de pure imagination. Ses écrits sur la philosophie, la linguistique, la politique, sans parler de ses canzoniy représentent une production considérable, et qui étonne singulièrement quand on songe aux dures circonstances parmi lesquelles elle s'est accomplie. Mais l'œuvre qui devait lui assurer l'immortalité, la Divine Comédie^ ne cessa jamais de le dominer. Si V Enfer parut dès 1308, le Paradis^ sa troisième
Canticaj comme il a nommé chacune de^ trois parties de sa trilogie, ne fut terminée qu'en 1321, année de sa mort.
C'était un homme de tenue soignée [pulito), de taille moyenne, d'un aspect agréable et plein de gravité, parlant peu, mais prompt à la riposte, éloquent lorsqu'il le fallait (Bruni) .
Il avait, au dire de Boccace, le visage allongé, le nez aquilin, les yeux plutôt grands que petits*, les mâchoires fortes, la lèvre inférieure avancée. Son teint était
i. Gli occhi anzi grossi chepiccioli.