tome II
Pour se faire une idée de l'hostilité passionnée des troubadours contre l'Église, après la catastrophe des albigeois, on peut consulter les vers de Guilhem Montagnagout, de Toulouse, qui vivait en 1230 : A! per que vol cleris bêla vestidura, Mss. du Roi, 7225; ceux de Bertrand Garbonel, de Marseille, Per ispassar l'ira e la dolor (ibid. , n" 2701, et Parnasse occitanien, page 2^0), ceux de Pierre Cardinal, mort à cent ans en 1306, Tartarassa nivoutor, Mss. du Roi, 2701, et les autres cités par Fauriel, t. II, pages 217, 220; ceux de Guilhem de Figueras, vivant en 1230 : Qu'un sirventes no labor en servici dels fais clergatz (même manuscrit); enfin les vers de Sordels, conviant tous les potentats de l'Europe à manger du noble cœur de Biacas pour acquérir le courage qui leur manque contre Rome : Premier mange del cor, per so que grans ops L'es, l'emperaire de Roma, etc. (ibid.).