‹ Dante, introduction a l'étude de la Divine ComédieChapitre 32 sur 71 · Voir ci-après 111^ partie, p. 338 et suiv · texte numérisé non relu

Voir ci-après 111^ partie, p. 338 et suiv

2. L'absence de tout détail pittoresque sur les paysages de France et sur les monuments de Paris est surprenante ; h mention du vicus straminum (rue du Fouarre) est insignifiante Le souvenir des Aliscans est le contraire de la précision.

3. G. Zuccante, article sur saint Bernard et les dernien chants du Paradis, dans la Rivista filosofica, 1906.

science est d'origine purement italienne^, on se sent rempli de défiance à l'égard de la certitude que peut donner ce genre de démonstrations, et l'on est amené à considérer en eux-mêmes Jes témoignages de Boccace et de Villani. abstraction faite de tout le reste. Celui du conteur n'a pas grand poids, si l'on réfléchit qu'aucune autorité n'y est invoquée. Il est vain de croire que le père de Boccace, ayant vécu à Paris de 1310 à 1314, put recueillir sur place et transmettre à son fils un renseignement précis sur le séjour de Dante en France : en pareil cas, le biographe se prévaut toujours du témoignage qu'il a reçu^, et l'on en a vu des exemples au sujet de la personnalité de Béatrice (p. 103) et de l'âge exact du poète (p. 89-90). Ici rien de pareil ; Boccace se borne à enregistrer un bruit auquel il ne semble pas en état d'apporter de confirmation autorisée. La source à laquelle il a puisé serait-elle certaine lettre d'un frère Hilarius, du monastère de S. Maria del Corvo, en Lunigiane, dans laquelle Dante est représenté comme se rendant en France par la Ligurie? Le soupçon est grave, car cette lettre est une des falsifications les plus suspectes dont la critique dantesque ait eu à faire justice^ ; or il est sûr que Boccace l'a connue, puisque l'unique copie qui nous en soit parvenue est de sa main, et ce qui est plus caractéristique encore, c'est que Boccace, en puisant à cette source impure, ne paraît pas s'en être servi sans certaines précautions qui attestent sa défiance^.

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