‹ Dante, Pétrarque, Michel-Ange, TasseChapitre 25 sur 88 · IA · texte numérisé non relu

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I.a démarche, les yeux, la voix, I attitude de Laure, sont les quatre étincelles qui ont causé le feu qui le consume.

Lorsque ses beaux pieds blancs posent si chastement Leurs pas doux et légers sur les herbes humides.

On voit s’épanouir les fleurs les plus timides ;

Il semble qu'ils les font fleurir plus doucement.

Amour, qui ne se prend qu’a ces cœurs, seulement, Qui sont nobles et t>ons, délicats et candides,

Me donne, par ses veux,- des festins si splendides Que je n’ai plus besoin d’aucun autre aliment.

Et ses yeux sont si doux, ses manières si belles,

Sa démarche décèle un si doux mouvement,

Et toute sa personne un accord si charmant,

Que ma flamme naquit de ces quatre étincelles Dont l’éclat enchanteur m’attire et me séduit,

Et je viens m’v brûler comme un oiseau de nuit.

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Merveilleux ellets que lu voix et le chant de Laure produisent sur lu

Amour, quand devant toi son doux regard s’incline, lorsque ta main recueille en un vague soupir Son souffle et son haleine, alin de convertir (kî soupir en voix pure, angélique et divine.

Je sens alors mon cœur s'enfuir de ma poitrine,

Et tellement changer mes vœux et mon désir,

Que je me dis : Allons, c’est l’instant de mourir, Puisque telle est la mort que le ciel me destine !

Mais le son de sa voix, qui vient frapper mes sens, Suspend si bien mon âme à ses divins accents,

Que l'espoir d’écouter la retient et l’enchaîne.

C’est ainsi que je \is, et le fil de mes jours Se roule et se déroule au gré de la sirène Que Pieu nous envoya des célestes séjours.

SONMKTS.

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