‹ Dante, Pétrarque, Michel-Ange, TasseChapitre 27 sur 88 · IA · texte numérisé non relu

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Los rigueurs •!«* Uurc lui plaisent imicoiv mieux que les faveurs il’une

autre Femme.

Si le ciel a vraiment sur uutis quelque influence, Cruelle était l’étoile où je fus destiné;

Cruel fut le berceau témoin de mon enfance.

Cruels furent les lieux et l’heure où je suis né;

Et cruelle est la chaîne où je suis condamné .

Par celle qui m’a pris pour but à sa vengeance;

Ma blessure est saignante, et je n’ai d’espérance Qu'en l’Amour, pour guérir le coup qu’il m’a donné.

Te voilà satisfait, Amour, mais non pas Elle,

Qui veut ma plaie encor plus profonde, et mortelle: Car ta flèche dernière est trop lente à ses vœux;

Mais mieux vaut vivre ainsi, c’est ce qui me console, Près d’elle languissant, qu’avec une autre heureux : Amour, tu me l’as dit, je t’en crois sur parole.

SOYNKTS. '

h»1 souvenir «le l'époque rt «lu lieu où commeiii;» son amour renouvelle

et redouble su passion.

Lorsque je me rappelle et le temps et le lieu Où j’ai perdu mon cœur, et la chaîne dorée Dont, depuis cet instant, mon àme est entourée, Aimer m’est douce chose et pleurer m’est un jeu.

Mon cœur est un foyer où s’allume un tel feu A l’ardent souvenir d’une voix adorée,

Qu’à 1 Amour, désormais, ma vie est consacrée; C’est ma joie, et le reste en ce monde est bien peu.

Ce soleil, dans mes yeux, réfléchit une flamme Dont le charmant rayon échauffe encor mon àme Vers le soir de mes jours comme il fit au matin ;

Et, tout loin que j’en suis, a mon àme enivrer Ce doux rayon rappelle, o souvenir divin !

El les temps, et les lieux, et ma chaîne durée.

E» traversant la forêt des Ardennes.

Bois inhospitaliers des sauvages Ardennes,

Dont même l’homme armé craint l'aspect périlleux, Sans peur je vous traverse et ne crains en tous lieux Que la fière beauté dont je porte les chaînes.

Kt je vois, en chantant, la Dame de mes peines;

Je crois la voir partout, car je l'ai dans les yeux:

Kt même j’ai cru voir son cortège amoureux De dames, et c’étaient des sapins et des chênes.

Il me semble l’entendre, à travers les rameaux,

Dans le vent qui frémit, dans le chant des oiseaux, Dans l’onde qui murmure à travers la clairière.

D'une antique forêt la ténébreuse horreur Jamais par plus d’attraits n'a su charmer mon cœur Mais j’v suis loin, trop loin de 1 astre qui m’éclaire.

SONNKTS.

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