‹ Dante, Pétrarque, Michel-Ange, TasseChapitre 32 sur 88 · LXXXVI · texte numérisé non relu

LXXXVI

•Son àrne s'obscurcit avec la nuit, et ne reprend passa sérénité avec le jour, car il ne voit plus le soleil de ses yeux.

Quand le char dit soleil se plonge dans les Ilots Et laisse notre terre et mon âme dans l’ombre, J’aborde sans espoir une nuit triste et sombre Avec le ciel, la lune et les pâles flambeaux.

A qui ne m’entend pas, hélas ! par de vains mots Je conte mes douleurs et mes peines sans nombre;

Au monde, à mon destin, à ma barque qui sombre,

A ma Dame, à l’Amour, je me plains de mes maux!

Plus de sommeil, pour moi le repos est sans charmes : Des plaintes jusqu’au jour, des soupirs, et des larmes Dont mon àme à mes yeux enseigne le chemin !

Puis, le matin survient, l’Orient se colore,

Mais la nuit reste en moi... Le soleil que j’adore Pourra seul adoucir mon rigoureux destin!

I»KTRAKQIK.

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