‹ Dante, Pétrarque, Michel-Ange, TasseChapitre 38 sur 88 · XLVI · texte numérisé non relu

XLVI

Ouaiiri Laure eût élé convainciic «le la diaslelé de ses sentiments, avec (juel lionheur il lui aurait raconté les douleurs de sa vie

passée î

Le temps n’était pas loin, les jours étaient comptés, J’espérais à mes maux ou trêve, ou sympathie;

Mais j’ai vu tle mes pieds la marche intervertie Par la mort, ce niveau des inégalités.

Et comme au gré du vent les brouillards emportés, Je la vis traverser rapidement la vie...

Elle que de si près j’avais toujours suivie.

Mon cœur la suivra seul; mes pieds sont arrêtés!

Le moment approchait, chaque saison nouvelle Changeait déjà mon être, et sans danger, bientôt, J’aurais pu raisonner de mon mal avec elle.

Avec quels doux soupirs j’aurais dit chaque mot lie mes longues douleurs! mais je sais que là haut Elle me voit, me plaint, et ne m’est plus cruelle!

Page 1