I.F. TASSE
a prononcées (1). Oh! si vous n’avez pas pitié de ma misère, qui donc en aura pitié?»
Les princesses furent vivement touchées de cet appel aux sentiments de leur cœur; elles ne purent vaincre l’inflexibilité de leur frère, mais elles firent savoir au poète tout l’intérêt qu’elles lui portaient, et le pauvre captif, à cette nouvelle, s’écrie que, nouveau Prométhée, il oublie ses douleurs dont la cause est si belle, et que, plaint par les deux sœurs, son malheur devient une félicité (2) !
Mais cette lueur de joie et d’espérance ne brilla pas longtemps dans les ténèbres de son cachot; tous ses autres sonnets et toutes ses lettres datées de Santa-Anna sont des cris de douleur et de désespoir; il s’adresse à tousses anciens amis et protecteurs dont il implore le secours auprès du duc, et d’abord il écrit à sou ami d’enfance Scipion de Gonzague ; « Si celle qui a si peu répondu à mon amour me voyait dans une pareille situation, assurément elle aurait pitié de moi; l’état d’abjection et de dénûment où on me laisse, le désordre hideux de ma barbe et de mes cheveux, la souillure de mes vêtements en lambeaux , l'horrible malpropreté qui m'environne , ne sont qu’une partie de mes maux; la solitude, mon ennemie naturelle, la solitude, que j'ai toujours eue en horreur, m’effraie et aggrave mes souffrances, et puis j’ai toujours là cette craiDte d’une prison perpétuelle, qui me tue. C’en est fait, j’abandonne tout rêve de gloire et d'honneur (5), je ne demande plus que ma liberté pour aller la cacher dans quelque asile obscur. »
(I) Mcrlo le petit*; errai,
Errai, confesso; e pure
Rea Tu la lingua, il cor si yusa <• nega.
(S) Sonnet XXXni.
(ô) Il ajoute qu'il avait encore dans la «Ho le plan de deux autres pot‘mes epiques et de quatre tragédies historiques : « Ma ora oppresso dal peso di tante seiagure, ho messo in abandonno ogni pensiéro di gloria c di otiore. »
NOTICE
On se sent saisi d’une profonde indignation en lisant les humiliants détails du traitement qu’on faisait subir au chantre immortel de Godefroy; on comprend que, s’il n’était pas fou en entrant à Santa-Anna, il a dù le devenir par une pareille captivité; si sa raison était égarée, il fallait le mettre à l’hôpital des malades, et non à la prison des fous, où on lui refusa longtemps toute espèce de consolation, et jusqu’aux médecins du corps et de l’àme, dont il ne cessait de réclamer les secours (1 ).
Cependant, au mois de décembre 1580, le duc, cédant aux prières de ses sœurs qui ne cessaient de l'implorer pour le malheureux captif, permit de transporter Torquato dans une cellule plus spacieuse où il pouvait, selon ses propres expressions, se promener et philosopher ; mais c’en était fait, son âme était flétrie, et son esprit était parfois comme frappé de mort et de stérilité; il avait de fréquents accès de délire qui faisaient dire à ses ennemis qu’il était fou, mais c'étaient eux qui l'avaient rendu tel (2). L’infortuné captif s’apercevait luimême et s’effrayait parfois du déclin de son intelligence; c’était là un de ses plus grands tourments; il le dit lui-mème dans un sonnet au duc de Mantoue (3). Mais des éclairs de raison et
(1) I medici, i quali ho sempre oitre modo desiderali, e pregaii che vengano a vedomti; i confcssori, i quali in islesso modo ho desiderali e pregaii.
i Lettre au cardinal Albani.j
(i) Il se croyait le jouel d’un esprit follet qui lui dérobait ses papiers et sa nourriture; peut-être elail-ce une ruse infernale de ses geôliers.
(3) Sonnet XXXV, et dans une lettre : « Je ne me plains plus de ce que mon c«*ur est sous le poids d’une tristesse sans bornes, de ce que ma tôle est pesante, de ce que mes soupirs et mes prières n’obtiennent pas de réponse, de ce que mon corps est devenu maigre et debile; je n’accorde à toutes ces douleurs qu'une larme passagère; mais ce qui m'afflige, c'est l'infirmité de mon esprit. Mon intelligence dort et ne pense plus; mon imagination engourdie ne crée plus rien; mes sens négligent de me fournir les images des choses; ma main se refuse à écrire, ma plume oublie son devoir; il semble que je sois enchaîné dans mes mouvements, et je ploie sous un affaissement moral que rien ne peut peindre. »
LK TASSE
de génie revenaient encore sillonner les ténèbres de son esprit. Alors, pour se prouver à lui-mème et aux autres qu’il n’élait pas fou, il écrivait dans sa prison, avec une ardeur fiévreuse, des sonnets, des canzones, et des dialogues sublimes à la manière de Platon, qu’il envoyait au cardinal Albani, en se comparant à Sophocle, accusé de folie par ses fils, et se disculpant en lisant à ses juges l’Œdipe a Colorie (1); c’est aussi h San la- Anna que le Tasse composa un beau poème sur la création du monde (2), poème qui frappa Milton dans son voyage d’Italie, et dont le poète du Paradis perdu a imité quelques passages.
Les canzones de Santa-Anna sont magnifiques; dans l’une d’elles (3), qui rappelle la canzone au soleil de Silvio Pellico, le Tasse s’adresse aux brises qui viennent le caresser travers les barreaux de sa cellule :
Pouces brises, dont la caresse Cherche à consoler nia tristesse, Écoutez mes chants douloureux.
Vous qui, sur vos ailes légères, D'Amour êtes les messagères Auprès des amants malheureux !
Mais moi, ce qui cause ma peine, C’est bien moins l’amour que la haine Qui s’est acharnée après moi;
Je ne me plains, dans ma misère,
Ni d’un regard doux et sévère,
Ni de l'amour, ni de sa foi;
(I) Se per pauia son caduto dal mio itrado, corne dtcono, la pazzia e anzi degna di compassions chu di pena.
(Lktiiu. au cardinal Alhani..
(i) Le selle giornale dcl monde creato.
(5) O liglic délia lerta, eci.
Mais je gémis Ht* voir ma plainte Au fond «le cel enfer éteinte,
Au fond «le cet enfer mouvant Où je viens, comme un antre Orphée Chantant sa douleur étouffée.
Je viens de descendre vivant (I).
Cependant le souvenir d’un amour insensé vivait toujours au fond de son cœur et le rongeait secrètement; sa seule consolation était de rester de longues heures accoudé à la fenêtre de sa cellule, d’où il pouvait apercevoir le palais de D. Léonore; dans une de ses cdnzones, il s’adresse à la pitié (2) et il la conjure de pénétrer enfin dans le cœur de la princesse : « Va, canzone, lui dit-il, que l’amour et la foi le guident et te fassent obtenir merci! »
Cette pitié qu’il réclamait, on peut espérer qu’il l'obtint secrètement de D. Léonore, qui ne pouvait pas faire plus pour lui; on a même prétendu que l’amour était enfin venu au cœur de la pauvre princesse et que, désespérée de ne pouvoir obtenir de son frère la liberté du poêle, elle en mourut de douleur; mais cette assertion n’a aucune preuve; on sait seulement que la princesse mourut dans la deuxième année de la captivité de son malheureux amant.
Il ne reste aucune trace de la mort de D. Léonore ni dans les lettres, ni dans les vers du Tasse; on s’est étonné qu’il n’ait jeté aucune fleur poétique sur celle tombe adorée; peut-être la nou-
{1} Di «pieslo vivo interuo,
Ove son dogli errori tili Angioli i punitori,
PerclTeo sfoghi cantando il duolo interno, Nuovo Orfco, colla cetra;
Tanin la mia Proserpinn s’impelra!
(4) Santa pieta, ect.
LE TASSE
velle de celte mort ne lui parvint- elle qu’à sa sorlie de prison, peut-être ne voulait-il pas divulguer davantage son fatal amour, peut-être une pareille douleur lui est-elle restée au fond du cœur, dans l’impossibilité de l’exprimer autrement que par des larmes et des prières.
Le Tasse avait toujours été profondément religieux; l’infortune ne fit que développer cette disposition de son àme, et le désespoir la poussa jusqu’à l’extase. Las d’invoquer la vainc pitié des vivants, il s’était d’abord adressé aux morts (1), puis enfin il eut recours aux saints du ciel; il fit un sonnet touchant à sainte Anne, la patronne de l’hôpital où il était prisonnier (2).
Il avait toujours eu un culte poétique pour la Vierge (3). Dans une grave maladie qu'il fit dans sa prison , il vit une nuit la mère de Dieu, couronnée d’étoiles, descendre au chevet de son lit, le consoler et le guérir (A). Il a consacré ce miracle par un sonnet (5).
fl) Voyez les sonnets XXXIX el XL adresses à l’ombre du duc Hercule, père d’Alphonse.
(S) Sonnet XLI.
(3) Voir sa belle canzone à Notre-Dame de Lorelle, sa paraphrase du Stabat Mater et son poème en octaves : Lagrime di Maria Vergine.
(4) Je n’en puis plus! écrit-il à son ami Maurizio Cataneo ( ora mancano le tperanze, e cretce la mi$eria ); des étincelles brûlantes sortent de mes yeuz, des sifflements horribles déchirent mes oreilles, et j’aurais craint de succomber si je n’avais aperçu distinctement la glorieuse Vierge Marie, tenant son (ils dans ses bras, entourée d’un cercle resplendissant des plus vives couleurs: je ne dois donc point désespérer de sa grâce.
(Cité par M. Mar.uy.)
(5) Sonnet XLM.
NOTICE
Cependant le succès de la Jeiwalem était universel, malgré les éditions tronquées, les clameurs des partisans de l’Arioste et les critiques de l’académie de la Crusca, qui fit pour le poème du Tasse ce que l’Académie française fit plus tard pour le Cid de Corneille. L’étonnement et l'indignation étaient unanimes , quand on apprenait l'indigne traitement qu'on faisait subir au poète qui avait si noblement chanté la délivrance du tombeau du Christ. On alla en pèlerinage le visiter dans sa prison, et ses geôliers le montraient aux étrangers comme un objet de curiosité. C’est ainsi que Montaigne le vit dans son voyage d'Italie; mais, à la vue de cette grande infortune, le sceptique égoïste
LE TASSE
n’a pas trouve d'autres paroles que celles-ci : J’eus plus de despil encor es que de compassion , de le venir à Ferrure en si piteux estât , survivant a soy mesme, mescognoissant et soy et ses ouvrages, lesquels , sans son sceu , et toutefois à sa veue , on a mis en lumière , inrorrigez et informes (1).
Enfin l’Italie tout entière s émut de pitié et d'indignation ; le pape, les cardinaux, les ducs de Toscane, d’Urbinet de Mantoue, plusieurs cités, entre autres Bergame, qui avait vu naître le père du Tasse, écrivirent des lettres pressantes au duc de Ferrare pour réclamer la liberté d'un poète qu’on proclamait partout la gloire de l’Italie et de son siècle. Alphonse était honteux de ses injustices; mais il n’osait plus relâcher son prisonnier, tant il reconnaissait ses torts envers lu», tant il redoutait la vengeance de son génie et de la postérité, et il ne se décida à cet acte de justice et d’humanité que sur l’assurance que lui donna son beau-frère, D. Vincenzo de Gonzague, qu’il répondait du poète, et que celui-ci ne tenterait jamais rien contre l’honneur et le respect dus à un aussi grand prince que le duc de Ferrare (2).
(I) Ettait, livre II, ch. ti. Il ajoute: « De quoy se faicl la plus subtile folk', que de la plus subtile sagesse? Comme des grandes amitié/, naissent de grandes inimitié/; des santé/ vigoreuses, les mortelles maladies : ainsi des rares et vifves agitations de nos âmes, les plus excellentes manies et les plus destrarquecs; il n’j a qu'un demi tour de cheville à passer do l’un à l’autre. Infinis esprits se trouvent niynei par leur propre force cl soupplesse : quel sault vient de prendre, de sa propre agitation et alaigresse, l'un des plus iudicicux, ingénieux, et plus forme/ à l’air de celte antique et dure poksie, qu’aultre poète italien aye iamais este? N'a il pas de quoy sçavoir gré à cette sienne vivacité meurtrière? h cette clarté, qui l’a aveuglé ? à cette exacte et tendue appréhension de la raison, qui l’a mis sans raison? à la curieuse et laborieuse queste des sciences, qui l’a conduict à la bestise? à cette rare aptitude aux exercices de l’ame, qui l’a rendu sans exercice et sans amc? »
(a) Ch’ei non tenterebbe cosa alcuua contro l’onore c la riveren/a dovuta a un si gran principe, com' egli era.
( Sekassi.)
NOTICE
Après sept ans et deux mois de captivité, le Tasse sortit enfin de prison , le G juillet 1$86; mais tant d’années de souffrances physiques et morales avaient profondément altéré sa santé; son âme était malade et flétrie, et son esprit frappé de stérilité comme un arbre atteint de la foudre : il le reconnaît luimême (1). A peine libre, il voulut se jeter dans les bras de sa sceur Comélie, qui lui restait seule de toute sa famille; il partit pour Naples. En descendant à Mola di Gaeta , il reçut un singulier témoignage de l’enthousiasme qu’excitait partout son génie; Marco di Sciarra, fameux capitaine de bandits, envoya complimenter le poète et lui offrit, non-seulement le libre passage, mais une escorte pour la sûreté de sa route, lui assurant . que sa troupe serait fière d’être à ses ordres. Pareille aventure est arrivée à l’Arioste, et ne pouvait arriver qu’en Italie, où le peuple, poète et artiste lui-même, sait apprécier avec enthousiasme les grands talents dont sa terre est si prodigue.
De Naples, le Tasse revint à Mantoue, puis à Rome, puis à Florence; il ne pouvait rester nulle part; son caractère était resté plus que jamais inquiet , fantasque et défiant; il craignait qu’on ne voulût encore attenter à cette liberté si chèrement acquise; c’était l’idée fixe qui le tourmentait et qui lassait le dévouement de ses meilleurs amis (2). Enfin il voulut se fixer à Rome, celte ville des ruines, la patrie des malheureux, la Niobé des nations, comme dit Byron; mais son ami Manso, marquis de Villa, le sollicita tellement de venir s’établir dans sa campagne près de Naples, que le poète céda ; il aimait Naples et son beau golfe, et son ciel et sa mer, comme patrie et comme poésie.
(I) Sonnet XLIII.
(i) Il fut sur le point de mourir, comme notre Gilbert, dans un hôpital fondé par sa famille, et où il se réfugia quelque temps.
LE TASSE
Ce fut là qu’il voulut refondre sa Jérusalem délivrée, pour répondre aux critiques qu'on avait faites de son poème, pour eu effacer les louantes prodiguées à la maison d'Esle, et surtout pour rassurer sa conscience alarmée, en faisant disparaître les tableaux voluptueux qu’il y avait semés. 11 croyait la Jérusalem reconquise supérieure à son aînée (1); mais la postérité n’en jugea pas ainsi, et elle eut raison : ce poème ainsi mutilé n'eut aucun succès. Un profond découragement s’empara désormais de l’àme du poète; il sentait son génie et sa vie lui échapper à la fois. Un jour qu’il se promenait avec Manso au bord de la mer, il fut témoin d'une tempête et d’un naufrage, et comme son ami s’étonnait de la témérité des hommes qui affrontent encore cet élément terrible, après l'avoir vu dévorer tant de victimes : « Oui, répondit le Tasse; pourtant il y a plus de gens qui meurent dans leur lit qu’il n'y en a qui périssent dans les flots, et cela ne nous empêche pas d’aller chaque soir nous coucher tranquillement La mort est partout , et on la trouve où on l’attend le moins (2). »
Un des protecteurs et amis du Tasse, le cardinal Ciuthio Aldobrandini, neveu du pape Clément VIII, voulut essayer de relever cette àme abattue, en réveillant eu elle le sentiment de la gloire. Il écrivit à Torquato que le pape et le sénat romain voulaient renouveler en sa faveur le couronnement au Capitole, triomphe que nul poète n’avait obtenu depuis Pétrarque.
Mais le Tasse, qui sentait sa fin prochaine, refusa d’abord ces honneurs presque posthumes : « C’est un cercueil, répon-
(I) Sonnet XLIV.
(3) Dans une lettre à Knea Tasso, il compare la vie à un grand champ de foire :« Pensi che quesla vila è simile ad una liera solcnne e popolosa, nella quale si raccoglie grandissima tnrba di mercanti, di ladri, di giocatori; chi primo si parte, meglio altoggia; chi più iudugia, si stanca, ed invecchiando divien t»isognoso di moite cose, e molestato da nemici, e circondalo clair insidic; alfine muore infelicemente. »
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dit-il au cardinal, cl non un char de triomphe qu’il faut me préparer. Si vous me destinez une couronne, réservez-la pour orner ma tombe. Ce triomphe n’ajoutera rien au mérite de mes poèmes, et il ne peut plus m’apporier le bonheur. Il a empoisonné les derniers jours de Pétrarque (1). »
Cependant il céda et partit pour Home, où il arriva au mois de novembre 1594. Le cardinal Cinthio le présenta au pape, qui l’accueillit avec joie et lui dit : « Vous honorerez cette couronne de laurier qui jusqu'ici a honoré tous ceux qui l'ont reçue. » Mais, tandis qu’on pressait les préparatifs du triomphe, le poète tomba si malade, qu’il fallut les suspendre. Une fièvre lente le consumait; c’en était fait, le Tasse ne tenait plus à la terre, et avait déjà les yeux tournés vers le ciel, comme un martyr du génie qui attend sa récompense là haut; il voulut mourir paisiblement dans la retraite d’un cloître, et il se lit transporter au monastère de Saut’ Onofrio, situé sur une des plus riantes parties du Janicule :
« Ce matin-là, raconte son ami Manso qui a écrit sa vie, il tombait une pluie accompagnée d’un vent violent. Les moines, voyant arriver par un pareil temps la voiture du cardinal Cinthio, pensèrent qu’un motif important pouvait seul l’amener; précédés de leur prieur, ils se présentent à la porte du monastère pour recevoir le cardinal; mais que voient-ils descendre de cette voiture superbe? Torqualo Tasso, le visage horriblement décomposé, et leur annonçant ainsi le but de sa visite : « Je viens ici pour mourir parmi vous (4). »
Comme pour le distraire de ces funèbres pensées, on essayait
(I) Pétrarque écrivait a un de ses amis, apres son triomphe : llœc laurea hoc miki prœtlilH ut noteerer et vexarer,
El plus loin : llwc tnihi laurea identité nihil, pturimum vero quœtivit invidùr.
[i) Il écrivit alors a son ami Costanlini; « Mi sono (alto eoiulurre in questo