AU COMTE MA TT KO DI PALENO
Le corps faible et le cœur rempli d’une vague étrange. Je blanchis, et mon pied se traîne avec effort .
Et je vis seulement pour implorer la mort;
Car tout mal que je fuis en un pire se change.
Mais, las de m’avilir, d’entasser la louange,
De prier à ma honte et d’attendre un remord Qui m’accorde ma grâce, ah! je crains que le sort,
Par ses coups imprévus, à la fin ne se venge.
Comme un roc éternel sur l’Apennin placé,
La neige est sur mon front, et mon cœur est glacé; Mais, appuyé sur vous, je renais et j’espère;
Et si, plus tard enfin, vous m'obtenez merci,
Bien que j’offre à ses coups un corps moins endurci, Non, je ne craindrai plus le sort ni sa colère.
SONNETS