‹ Dante, Pétrarque, Michel-Ange, TasseChapitre 65 sur 88 · AU COMTE MA TT KO DI PALENO · texte numérisé non relu

AU COMTE MA TT KO DI PALENO

Le corps faible et le cœur rempli d’une vague étrange. Je blanchis, et mon pied se traîne avec effort .

Et je vis seulement pour implorer la mort;

Car tout mal que je fuis en un pire se change.

Mais, las de m’avilir, d’entasser la louange,

De prier à ma honte et d’attendre un remord Qui m’accorde ma grâce, ah! je crains que le sort,

Par ses coups imprévus, à la fin ne se venge.

Comme un roc éternel sur l’Apennin placé,

La neige est sur mon front, et mon cœur est glacé; Mais, appuyé sur vous, je renais et j’espère;

Et si, plus tard enfin, vous m'obtenez merci,

Bien que j’offre à ses coups un corps moins endurci, Non, je ne craindrai plus le sort ni sa colère.

SONNETS

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