Le caractère essentiellement didactique de la
Comédie.
Ce poème, qu'il composa dans l'exil, entre les années d306 et 1319, est devenu la Comédie. N'ayant pas pu réaliser, comme homme d'État, son idéal social et politique, il voulut du moins le proclamer et le chanter par le moyen et sous la forme de la poésie. Son poème devint ainsi en partie une sorte de mémoire justificatif de ses principes sociaux et politiques. Opposant son idéal social et religieux à la corruption de l'État et de l'Église dans la chrétienté contemporaine, la Comédie prit naturellement aussi un caractère réformateur, et devint le programme des principales réformes politiques et religieuses qu'après Dante et d'après lui on a tentées plusieurs fois en Italie. Mais au-dessus des tendances de justification personnelle et de réforme générale qu'on remarque dans la Comédie plane le but didactique de Dante , qui veut expliquer, d'après la science encyclopédique de son époque, le monde physique et le monde métaphysique, afin de faire découler de cette explication et de l'histoire du monde la vérité béatifiante du christianisme, qui, pratiqué
consciencieusement, procure et à l'individu et aux nations le bonheur terrestre et la béatitude éternelle.
Le caractère essentiellement didactique de la Comédie étant, d'après cela, évident, nous devons poser la question préalable, savoir s'il n'y a pas dans tout poème didactique une incompatibilité entre la rigueur de l'enseignement scientifique qu'il se propose, et la forme poétique qu'il adopte. Certes, en thèse générale, le genre didactique risque de se trouver dans la position difficile de ne pas pouvoir satisfaire, quant au fond, ni aux exigences sévères de l'enseignement sérieux, ni aux conditions esthétiques de l'imagination poétique. Mais rappelons- nous qu'il y a dans la théologie, dans la philosophie, et dans la science, certaines parties, précisément les plus élevées de toutes, qui, par l'intérêt universel et éternel qu'elles présentent, n'appartiennent plus à telle ou telle science spé* ciale, mais au domaine général de l'intelligence et de la conscience morale, où toutes les sciences doivent aboutir dans la pratique, laquelle est le dernier but de tout savoir humain. Ces questions étant d'un intérêt général, sont par cela même du domaine de la poésie, laquelle, par ses idéaux, a un caractère plus général que les sciences spéciales, et qui, en présentant les faits comme symboles des idées, est même, comme le dit Aristote, plus philosophique que l'histoire. Aussi de grands poètes n'ont ils pas hésité à faire de ces questions les sujets de leurs poèmes didactiques. Lucrèce traite dans son De Rerum natura la question la plus élevée et la plus importante de la philosophie ancienne, la question de savoir ce qu'il faut faire pour vivre heureux, en sage, libre de toutes les craintes chimériques qui tourmentent le vulgaire superstitieux. Le Faust de Gœthe est, dans son ensemble et son unité, un poème didactique sous forme dramatique, dans lequel
Fauteur essaie de répondre à la plus haute question morale de notre siècle, à la question de savoir quelle est la destinée de rhonime, et comment il doit la remplir pour arriver à la paix et à la félicité. Avant Gœthe, auquel il a servi d'exemple, Dante a traité , dans son poème didactique, avec une supériorité incontestable, la même question sociale, morale, et religieuse; le but de sa Comédie est, comme il le dit lui-même dans sa lettre à Can Grande, de détourner les vivants, dans cette vie, de Vétat de misère y et de les conduire à Vétat de félicité. Il a légitimé par le fait, au point de vue poétique, le choix de ce grand sujet didactique , en prouvant qu'on peut faire œuvre de grand poète, tout en traitant et par cela même qu'on traite ce qui constitue la plus haute question de la philosophie et de la religion.
La prétendue incompatibilité entre le fond didactique et •la forme poétique se trouvant ainsi levée par le fait dans l'œuvre de Dante, à la fois éminemment didactique et éminemment poétique, faisons remarquer que l'enseignement y est donné d'abord, en grande partie, sous la forme la plus directe et la plus strictement didactique. C'est ainsi, par exemple, que Dante expose directement, en quelque sorte ex professo ou ex cathedra, sa théorie sur l'astronomie (Purgat., 4, 61-85), sur les taches de la lune (Par., 2, 40-90), sur les lois de l'optique (Par., 2, 91-111), sur la création (Par., 29, 16-81), sur la génération physiologique (Purg., 25, 34-78), sur la nature de l'âme (Purg., 25, 67-108), sur la psychologie (Purg., 4, 1-12), sur l'instinct et l'ordre naturel (Par., 18, 49-73J, sur la liberté (Purg., 16, 67-94), sur le libre arbitre (Purg., 18, 49-73), sur les miracles (Par., 24, 100-111), sur la prière (Purg., 6, 34-46), sur le mal et ses degrés (Enf., 11, 76-109; Purg., 18, 91-139), sur la philosophie de l'his-
toire (Par., 6, 1-111), sur le monachisme (Par., 22, 73- 96), sur saint François et saint Dominique (Par., 11, 35, 139), sur les deux pouvoirs suprêmes (Purg., 16, 97-112), sur l'histoire de l'ancienne et de la nouvelle Alliance (Purg., 29, 73-154), sur le credo du chrétien (Par., 24, 130-150), etc., etc.
La Comédie étant en grande partie le résumé didactique de la science encyclopédique que Dante apporte à l'appui des grandes vérités qu'il veut prouver dans son poème, il serait facile d'extraire de cette œuvre ce qu'on pourrait appeler la Théologie, la Médecine, la Jurisprudence, la Philosophie, l'Astronomie, la Cosmographie, la Physique, etc., de Dante; et un commencement d'exposé des idées du poète a déjà été fait , par rapport à la théologie, dans l'ouvrage d'Ozanam : Dante et la philosophie catholique au treizième siècle.
Outre l'enseignement strictement didactique, donné sous la forme directe, Dante emploie aussi quelquefois la forme indirecte ; il enseigne à l'exemple des écrivains de l'Ancien testament, sous la forme d'une prophétie, et même sous celle de la vision . Mais la forme la plus généralement employée est la forme qu'on appelle communément allégorique, et qu'on appellerait mieux parabolique, parce qu'elle sert à enseigner et à prouver des vérités par un exemple supposé historique ou par une parabole. C'est ainsi, par exemple, que Jésus a enseigné et prouvé la miséricorde de Dieu , en racontant l'histoire ou la parabole de l'Enfant prodigue. Le poète didactique ne veut pas, comme le poète épique, intéresser uniquement par des récits à prendre dans leur sens littéral, il veut qu'on s'intéresse principalement aux vérités et aux doctrines qui découlent de ses récits, lesquels ne sont pas le but du poète , mais seulement les moyens qu'il emploie pour son
enseignement. On comprend , d'après cela , que tout dan s la Comédie a un sens allégorique, symholïqae, et parabolique, si l'on entend par allégorique, symbolique, et parabolique le sens moral et métaphysique qu'on se propose d'exprimer ou de représenter par des personnes, des choses, ou des récits. Tous les personnages mis en scène dans ce poème, à commencer par Virgile et en finissant par saint Bernard, sont des symboles et des. types, qui n'ont pas et ne doivent pas avoir, dans la pensée du poète, leur caractère réellement historique, mais doivent être les représentants d'une idée, d'un idéal, ou d'une conception morale. Tous les récits renfermés dans la Comédie ayant un but didactique seraient incomplets, s'ils devaient intéresser comme récits ; mais ils sont précis et frappants comme paraboles destinées à enseigner et à prouver des vérités morales ou métaphysiques. On ne comprend entièrement la Comédie que quand on sait pertinemment ce que le poète a voulu énoncer par les personnages qu'il met en scène et prouver par les choses qu'il retrace ou qu'il raconte.
Ils se trompent donc singulièrement les lecteurs qui croient devoir retrouver dans les personnages de la Comédie les caractères tels que l'histoire et la philologie les leur attribue, et s'ils prennent faussement pour^des récits épiques les récits paraboliques, que Dante donne comme des exemples, afin d'énoncer des vérités pratiques de l'ordre moral ou social , qui doivent servir au lecteur à la fois d'enseignement et d'avertissement. Tels sont, par exemple, les prétendus récits épiques de Françoise de Rimini et du comte Ugolino, si souvent cités mal à propos, et si peu compris, qu'il importe d'en donner ici la signification didactique.
Pour expliquer le but du premier récit , celui de Fran-
çoise, disons que Dante, dont la moralité était aussi forte que sa foi religieuse, voyait autour de lui une littérature immorale; il voyait des poésies lyriques, glorifiant indirectement la luxure, Timpudicité, et l'adultère ; il voyait les romans, surtout ceux du cycle breton , et particulièrement les romans de Tristan et Isolde et de Lancelot et Ginévra, aussi remarquables par l'imagination ardente, brillante, et sensuelle qui les distinguait que par l'absence totale de toute délicatesse du sens moral. Il voyait enfin des contes et des nouvelles imités des Trouvères français, dans le genre frivole de ceux qui, plus tard, furent racontés par Boccacio, et dont le récit spirituel , attrayant et élégant était fait avec une insouciance morale déplorable. Dante persuadé que cette poésie romanesque était pour beaucoup dans la dépravation des mœurs de son temps, voulut préserver et détourner ses contemporains de l'influence pernicieuse de cette littérature, par un exemple frappant, pris dans l'histoire contemporaine, et connu de ses lecteurs. Dans ce but il montra comment deux personnes honorables et honnêtes, qui n'étaient plus bien jeunes, et liées, depuis plusieurs années, chastement ensemble par des rapports de parenté, comment dame Françoise, mariée depuis douze ans à Gianciotto de' Malatesti, et son beau-frère Paul, frère de Gianciotto, furent séduits par la lecture du roman de Lancelot et Ginevra , traduit du poète provençal Arnault Daniel (voy. Purgat. 26, 115, 120), et entraînés à commettre le péché mortel que,' d'après la loi divine, ils expient dans l'Enfer. Dante n'ayant pas pour but de raconter une histoire romanesque, intéressante, mais voulant prouver, par la chute de cette dame, que le roman est pour beaucoup de femmes ce que Galîehant fut pour la reine Ginévra, savoir un .séducteur et un entremetteur, laisse naturellement de côté tous
les détails de Fintrigue amoureuse de Françoise , et allant directement à son but, fait dire principalement à cette dame quelle a été la cause qui l'a poussée au péché. Or comme cause de cette séduction elle indique elle-même la lecture du roman de Lancelot et Ginévra, et par suite dénonce l'auteur qui l'a composé et celui qui l'a traduit, de sorte que le roman et son auteur furent , comme elle dit , pour elle et son beau-frère Paul, un autre Gallehaut.
Dante, en plaçant Françoise dans l'Enfer, la croit évidemment coupable; mais, en homme d'intelligence et de cœur, il a sincèrement pitié d'elle et de son amant, et tout en ayant en grande estime le poète Arnault Daniel, le traducteur du roman de Lancelot et Ginévra, il n'hésite cependant pas à le placer dans le Purgatoire parmi les poètes luxurieux qui y font pénitence de leur péché. Il lui fait dire, précisément par rapport à l'influence immorale qu'il a exercée par ses écrits, ces paroles exprimant son repentir :
Je suis Arnault qui pleure, et vais chantant ; Je vois, chagrin, la folie du temps passéy Et \ois, joyeux , la joie que j'ef^père goûter.
Nous savons maintenant ce que Dante a voulu prouver par l'exemple parabolique de Françoise; disons encore ce qu'il a voulu enseigner et prouver par le récit de la mort d'Ugolino et de ses enfants.
Aujourd'hui c'est un axiome, dans le droit pénal, que l'auteur d'un crime en est seul responsable, et que c'est lui seul, et non sa famille, qui doit l'expier par une peine. Mais, dans l'Antiquité et au Moyen âge, il y a des exemples par milliers, qui prouvent qu'on rendait solidaires du crime commis la famille et les descendants du coupable. Dante choisit son exemple didactique et parabolique dans l'his-
toire contemporaine de la ville de Pise , sans vouloir dire par ce choix que cette ville était plus cruelle que d'autres cités d'Italie^ Il montre qu'en 1288 Ruggieri , l'archevêque de Pise , pour se venger de la trahison du comte Ugolino , le fit enfermer dans la prison de la ville avec ses deux fils et ses deux petits-fils ^ et il eut l'atroce barbarie de laisser mourir de faim ces enfants innocents avec leur père coupable.
Dante, considérant la trahison comme le plus noir et le plus infâme des crimes, n'éprouvait nulle pitié pour le traître Ugolino de la Gherardesca, et c'est pourquoi il n'hésita pas à le placer au fin fond de son Inferno, avec son ennemi l'archevêque Ruggieri, qui ne s'était pas moins signalé par de nombreuses trahisons. Mais Dante jugea l'archevêque plus coupable que le comte , parce que à ses trahisons il a ajouté la férocité de faire mourir, avec le père coupable , ses fils et ses petits-fils innocents. Aussi condamnât il l'archevêque à une peine plus affreuse encore que ne l'est celle du comte ; il le représente subissant la vengeance terrible qu'exerce sur lui Ugolino, qui, avec l'acharnement d'une bête féroce, lui ronge le crâne. En retraçant ces scènes, d'abord le tableau de la mort d'Ugolino, ensuite le supplice continuel de Ruggieri dans l'Enfer, le poète veut faire ressortir surtout la culpabilité de celui qui a condamné à une mort affreuse les fils et les petits-fils du comte de la Gherardesca. C'est pourquoi, laissant avec intention de côté dans son récit, déjà ti'ès incomplet et peu explicite, tous les détails concernant l'inimitié qui avait existé entre le comte et l'archevêque, Dante accentue principalement la partie de son tableau qui concerne la mort des enfants innocents. Aussi, résumant dans ce sens sa pensée principale , conclut il son récit par cette apostrophe adressée à Pise :
8 Que si le comte était réputé d'avoir livré par trahison tes
châteaux , « Tu ne devais pas livrer ses fils à un pareil tourment ! (4 Leur jeune âge rendait innocents, « nouvelle Thèbes ! Uguccione et le Brigata , fl Et les deux autres que plus haut nomme ce chant. »
En même temps qu'il prêcha, par son apostrophe, le principe que le coupable seul est responsable de son crime, notre poète, s'élevant encore à une plus haute philosophie, qui est celle de l'état social de l'avenir, proclame par l'imprécation lancée contre Pise , cette vérité encore méconnue, savoir que les citoyens d'une cité et d'un état, moralement solidaires entre eux, sont aussi moralement responsables des iniquités qui se commettent dans la justice exercée au nom de la communauté. C'est pourquoi il prend vivement à partie une de ces cités , la ville de Pise, qui, en laissant condamner à une mort injuste et affreuse, au nom d'une prétendue justice publique , exercée par un chef infâme , des enfants innocents de la trahison de leur père, s'est rendue complice du crime de son chef l'archevêque, et mérite cette imprécation que le poète lui lance en ces termes :
« Ah ! Pise , opprobre des peuples
« Du beau pays où résonne le si l « Puisque , à te punir, tes voisins sont lents , « Que la Capraïa et la Gorgona se meuvent
« Et fassent une digue à l'Arno, à son embouchure, «Pour, qu'en toi, tout vivant soit noyé.
De même que les récits de Françoise de Rimini et d'Ugolino, présentés ici comme exemples ou paraboles, de même tous les autres récits , renfermés dans la Comédie , sont faits par le poète pour enseigner quelque vérité so-
ciale, morale, ou religieuse. C'est ignorer complètement le but et la portée de ce poème que de voir seulement les faits du récit et non la signification et l'intention morale de ces récits.
Ceux qui, prenant faussement la Comédie pour une espèce d'épopée , voient dans ces paraboles didactiques de simples narrations épiques , ne s'aperçoivent pas , qu'envisagés comme de simples récits, ceux-ci seraient on ne peut plus maladroitement composés. En effet ce qui constitue le récit épique, depuis l'épopée jusqu'à l'anecdote, c'est qu'il présente les faits d'une manière claire, explicite, complète, et intéressante. Or les récits de la Comédie sont généralement incomplets, décousus, procédant souvent par simple allusion , au point d'être presque tous inintelligibles pour ceux qui ne connaissent pas d'ailleurs et d'avance les détails du fait rapporté, ou les circonstances de l'événement qui y sont sous-entendues.
Certes, Dante, ce puissant génie poétique, s'il avait voulu raconter, en poète épique, soit l'histoire romanesque de Françoise, soit les luttes tragiques d'Ugolino, aurait su le faire tout aussi bien qu'Homère, Virgile, ou l'Arioste. Mais voulant être poète didactique, il ne raconte pas, comme les poètes épiques , les faits pour eux-mêmes , il les raconte conformément au genre didactique pour leur signification morale , comme devant enseigner une idée , une vérité à laquelle ce récit, à titre d'exemple et de parabole, doit servir d'appui et de preuve. C'est pourquoi les littérateurs qui s'oublient jusqu'à citer les récits de la Comédie comme des modèles parfaits du récit épique, semblent ignorer complètement qu'elles sont les premières règles d'une bonne narration, et ils se livrent à une admiration irréfléchie qui se porte précisément sur ce qui, considéré à leur faux point de vue, ne la mérite à aucun titre.
Aussi d'autres littérateurs, prenant également la Comédie pour un poème épique, mais ayant cependant, sinon rintelligence y du moins le sentiment vague des règles du récit épique, se sont ils avisés de compléter, de refaire, de corriger en quel(][ue sorte les récits incomplets, décousus, inintelligibles de Dante.
C'est ainsi que Boccacio, le premier commentateur de la Comédie, a refait, à sa manière, en véritable romancier et nouvelliste, le récit de Francesca de Rimini. Ne voyant pas l'intention du poète, il croit devoir donner à l'histoire tragique de cette femme une tournure beaucoup plus intéressante et romanesque, en représentant , contrairement à la vérité historique , Françoise et son amant Paul comme de beaux, de gracieux et aimables jeunes gens, bien dignes de s'aimer l'un l'autre. Il représente l'épouse adultère comme une jeune femme, unie, par l'ambition de son père, à un mari grossier, et qui, sacrifiée elle-même d'abord, et trompant ensuite à son tour son mari laid et homme sans valeur, lui rend tout juste ce qu'il mérite pour sa laideur et pour sa nullité.
Le récit du commentateur Boccacio est plus clair, plus romanesque , plus intéressant même que celui de son original, mais il est fait avec si peu d'intelligence de l'intention de Dante que l'on se demande, tout d'abord, pourquoi le romancier n'a pas reproché au poète d'avoir placé dans l'Enfer deux amants aussi aimables et gracieux, qui, selon lui, auraient mérité qu'on les eût placés dans les cercles du Paradis céleste. Disons que, pour être littérateur, la première condition c'est de savoir expliquer les textes, et que pour expliquer la Comédie, il ne suffît pas d'avoir du goût et de savoir écrire de manière à amuser les gens du monde, mais qu'il faut avoir du sens moral , un jugement pénétrant, et une intelligence éclairée par une forte érudition littéraire.