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CHAPITRE XII

La Commune de Paris avait besoin d'être rassurée; ce n'était plus en 94 la rivale de la Convention; les comités la tenaient sous leur puissance.

Payan. — Puisque le conseil général n'a pour l'instant à traiter aucun objet d'intérêt, il sera sans doute satisfait d'entendre quelques détails sur ce qui s'est passé au tribunal révolutionnaire.

Neuf députés qui, après avoir joui de la confiance du peuple l'ont perdue, vont bientôt tomber sous le glaive de la loi. Danton, qui depuis longtemps s'opposait à la marche du gouvernement révolutionnaire, et qui s'est retiré du comité de salut public ; Camille Desmoulins qui s'est efforcé de ressusciter le modérantisme, et qui ne peut manquer d'être coupable puisqu'il a su plaire aux aristocrates; Fabre d'Églantincs qui occupe le fauteuil mérite bien de présider ces scélérats; il est connu dès son enfance pour son peu de délicatesse; Chabot, Bazire et quelques autres, qui ont essayé de déshonorer * la Convention. On y voit aussi figurer le ci-devant abbé d'Espagnac, connu par ses vols et ses infamies ; il a mérité celte réputation puisqu'il était prêtre et financier; un certain Gusman, Espagnol, qui s'est glissé dans une section, il avait acquis la confiance en soulageant les indigents; cela doit nous apprendre combien nous devons nous méfier des étrangers , et surtout de ceux qui se veulent mêler de nos affaires. N'avons-nous pas assez de nos propres forces? Ce ne sont pas les aristocrates qui sont les plus à craindre, ce sont ceux qui cherchent à nous faire prendre de fausses mesures. Loin de nous les étrangers.

Ces scélérats ont montré une audace, une insolence qui prouve leur lâcheté; s'ils eussent été patriotes, ils eussent montré du calme et de la dignité, parce qu'autant le tribunal est sévère contre les coupables, autant il^est juste envers les innocents. Ils ont parlé avec impudence, et le peuple

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