‹ Danton & RobespierreChapitre 88 sur 117 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

(Le lieu de la scène est, comme au commencement du ii^ acte, dans la maison de Duplay).

Léonore (assise seule près d^une lampe allumée^ un travail de femme sur ses genoux. Elle lève la tête^ et, absorbée dans une pensée pénible y regarde fixement de^ vant elle). — Comme des anges aux blanches ailes, elles étaient assises là — et leur chant — si merveilleux — se perdait avec une mélancolie si douce

— {Elle entend des pas^ se lève brusquement^ le travail glisse de ses genoux). Oh ! comme maintenant m'effraie son pas î —

Robespierre [entre pensif y sans remarquer Léonore).

— Les gredins ! — les fous I — Je l'ai bien remarqué I — Quoique éloigné, j'ai vu le niais Tallien qui chuchotait avec l'imbécile Billaud. J'ai vu Tacier luire dans les mains de sa concubine, — Et les sottes et hardies railleries de ces misérables à la fête de ce jour ! Oh ! cette engeance — elle ne restera pas tranquille, tant qu'elle n*aura pas été exterminée jusqu'au dernier ! — N'y a-t-il pas eu assez de sang versé? —

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