SCÈNE PREM'IÈRE
BESSUS, BARZANÈS.
BESSUS.
AjA reine, tu le sais, d'une race commune, J\e doit qu'à ses attraits cette haute fortune. Il te souvient du tems où sa jeuiif beauté Attli-ait à ses pieds tout un peuple enchanté. Son cœur ambitieux, au-dessus de son âge. Semblait en souriant dédaigner cet hommage, Et*, l'arbitre déjà du destin des mortels. Exigeait un encens digne de ses autels. MilV; amans chaque jour empressés à lui plaii'e Paraissaient à ses yeux un triomphe vulgaire , Et, semblable au vainqueur qui nous dicte des lois, Poiu- orner son triomphe elle voulait des rois. Se livrant à la crainte, et trompant l'espérance. On l'a vue à son char enchaîner l'inconstance. Moi-même transporté d'une invincible ardeur", J'osai lui présenter l'offrande de mou cceur : Vainement de l'amour j'employai le langage. D'un refus offensant je dus souffrir l'outrage j