ACTE m, SCÈNE V
Les travaux, les besoins, les toiU'mens, la moi-t même.
Ont sur vous à jamais un empire suprême :
A vos lois dès long-tems l'univers est soumis ,
Vous n'avez, malheureux, que vous seuls d'ennemis !
Oui, cruels, est-ce assez pour venger une injure
Que le sang des humains inonde la nsture ?
Est-ce assez pour calmer vos sublimes fureurs
De verser notre sang , de sourire à nos pleurs ,
De livrer l'innocence à la rage des flammes ,
D'égorger les vieillards , les enfans et les femmes ?
Les monstres des forêts et le tigre en courroux
Sont dans leurs appétits moins barbares que vous ,
Et jamais leur colère à l'homme si funeste
IN'approcha des forfaits de cet être céleste :
Mais que vois-je? Bessus.