H&CKRL, op. cit, p. 202 et
du reste) l'ont fait, que toute transformation doit aboutir en somme à un progrès, qu'elle est un perfectionnement de l'espèce, que la marche de l'évolution, par conséquent, est toujours progressive. |
Darwin et M. Hæckel lui-même faisaient quelques restrictions : c’est ainsi que Darwin reconnait que « la sélection naturelle ou la persistance du plus apte ne comporte pas nécessairement un développement progressif »; que, « dans quelques cas, il doit y avoir ce que nous devons désigner sous le nom de rétrogradation d'organisation! ».
Hæckel parle également de « nombreuses différenciations qui non seulement ne constituent pas un progrès, mais qui mème sont des rétrogradations ? ». Il cite à ce propos des organismes d’abord indépendants qui s’habituent à vivre en parasites et perdent ainsi tous les avantages qu’ils avaient pu conquérir par le fait mème de leur vie indépendante antérieure. Cette remarque relative à un organisme en général, est également applicable aux diverses parties d’un même organisme : « on combat plus facilement et mieux alors qu'on se débarrasse d’un bagage inutile. Nous voyons donc partout dans le corps des animaux et des plantes complexes des faits de divergence, aboutissant essen-
tiellement à la rétrogradation et finalement à la perte
1. DARWIN, Origine des espèces, pp. 13% et 133 (cité par Vaccaro).