HŒCKEL, op. cit., p
des parties isolées! » et, comme exemples, il rappelle les yeux cachés sous la peau de certains animaux vivant dans des cavernes ou sous la terre, les poumons dont un seul se développe et l’autre s'atrophie chez les serpents, les muscles de l'oreille chez l'homme, ete...
Ces variations, quoique avantageuses pour l'individu, ne sont pas toujours une cause de progrès : elles peuvent, au contraire, être une cause de régression. Comme l'évolution qui en résulte, la sélection est progressive ou régressive suivant le milieu qui la détermine. La victoire dans la lutte pour l'existence qui s'engage contre le milieu n'appartient pas toujours aux meilleurs comme nous l'avons remarqué ; tantôt la relation qui en est la conséquence sera ascendante, tantôt descendante : ascendante, lorsque le milieu qui détermine cette sélection sera favorable à des variations qui perfectionneront l'espèce ; descendante, lorsqu'au contraire le milieu ambiant sera défavorable à ces variations et tendra à rendre un organisme moins complexe, plus simple, en un mot à une dégénérescence.
IL était important de préciser ce point, car la plupart de ceux qui admettent l'application de la loi darwinienne à la société humaine considèrent que les sélections sociales que nous retrouverons aboutissent souvent à une sélection à rebours qui semble, à première
vue, vicier l'application de cette loi à l'humanité et