‹ Darwinisme et Socialisme des Sciences PolitiquesChapitre 15 sur 60 · LD · texte numérisé non relu

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qui, en réalité, ne serait que cette sélection descendante régressive.

La part que l’on doit faire à cette loi de progrès, de perfectionnement considérée comme une des conséquences de la sélection naturelle doit donc être limitée, comme nous venons de le voir: la lutte pour l'existence assurant quelquefois la survivance des mieux adaptés, lesquels sont quelquefois les meilleurs mais ne sauraient

l’être dans tous les cas.

B.— En second lieu la lutte s'engage entre les differentes espèces. : De végétaux à végétaux, d'animaux à animaux, ou de végétaux à animaux et inversement.

Ici encore, on peut trouver une confirmation de ce que nous venons d'exposer : la sélection ne se fait pas toujours dans le sens du mieux.

Sans doute les espèces les plus fortes, les plus perfectionnées ont des chances de vaincre les espèces les plus faibles ; mais il suffit de rappeler le parasitisme qui, en règle générale, conduit à des dégéné-

rescences non seulement de la victime mais même du

1. V. DEMOOR, MASSART, et VANDERVELDE, 0p. cit. Conclusions générales. « Toute évolution est à la fois progressive et régressive ». — « Les transformations des organismes et des sociétés sont toujours accompagnées de régression... L'évolution régressive est causée parlalimitation des moyens de subsistance, aliments, capitaux ou forces de travail. — En biologie, elle a pour principaux, sinon pour seuls facteurs, la lutte pour l'existence entre les organes et la lutte pour l'existence entre les organismes. En sociologie, la sélection artificielle joue un rôle prépondérant, la sélection naturelle un rôle secondaire » p. 314.

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