‹ Darwinisme et Socialisme des Sciences PolitiquesChapitre 49 sur 60 · DRAMARD, 0p. cit., p · texte numérisé non relu

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sorte devant les faits ; il reconnait que, dans toute organisation sociale, une part est nécessaire à la concurrence, mais, à l'inverse de l’individualisme qui réclame son entier épanouissement, il veut restreindre cette part le plus possible.

Et limportante conséquence de cette nouvelle concession c’est, qu’en régime socialiste, il y aura toujours des faibles, des vaincus, des « perdants » dans le combat pour la vie; mais, d’après les espérances socialistes, ce nombre sera de plus en plus diminué et dans des proportions beaucoup moindres qu’aujourd'hui.

Il ne faut pas toutefois confondre les faibles et les déshérités. Le socialisme est un parti de réformes essentiellement favorable à ces derniers, nombreux dans une société où l'intérêt personnel semble, à peu de chose près, l'unique base des rapports sociaux et où la richesse constitue pour celui qui naît le principal avantage.

D’après les théoriciens socialistes eux-mêmes, la concurrence subsisterait donc, sous un tel régime, mais très atténuée, sous une autre forme, « dépouillée, comme le dit M. Georges Renard lui-même, de son antique venin, défaite de son caractère haineux et brutal, incapable désormais d'aller jusqu'à l’écrasement des faibles, réduite à n'être plus entre les indi-

vidus qu'une émulation de bien faire’ ». Et nouvel

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