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moindre dépense et de se maintenir comme nombre malgré une moyenne très faible de naissances. Elle donne aux animaux unis la faculté d'émigrer pour chercher de nouvelles demeures »..…. « Les mieux adaptés sont aussi les plus sociables et la sociabilité apparait comme le facteur principal de l’évolution directement en assurant le bien-être de l'espèce par la diminution de la perte d'énergie et indirectement en favorisant l'accroissement de l'intelligence. »
Sociale : La loi de solidarité s'étend à l'humanité comme aux autres espèces. Cela s'explique naturellement, car l’homme, plus que tout autre, est un animal « sociable ». Dès les époques les plus lointaines, il a pratiqué la’ vie en société : aussi chez lui (comme chez les autres êtres, du reste, mais beaucoup plus chez lui) ce phénomène à constitué un des principaux facteurs de l’évolution, une des conditions mêmes de son développement et du progrès.
Cette solidarité sociale consiste en ce qué tous les hommes entre eux sont « placés et retenus dans des lieux de dépendance réciproque, comme le sont tous les êtres et tous les corps sur tous les points de l’espace et du temps. La loi de solidarité est universelle 2 ».
Les socialistes considèrent cette loi comme une
autre loi du darwinisme social et naturel résultant
1. La Société nouvelle. KROPOTKINE, Juin 1892, p. 6S9-90. 9. L. BOURGEO!S, 0p. cil., p. 50.
du principe « d'association pour la vie'», par là même directement opposée à la concurrence, conséquence de «la lutte pour la vie », et, tandis que cette dernière est la consécration mème de la thèse individualiste, ils invoquent, au contraire, comme essentiellement favorable à leur thèse, cette loi d'accord pour la vie dont la poussée toujours grandissante semble confirmer leurs prévisions. On a même défini le socialisme une « systématisation de la solidarité humaine ?», «une systématisation de la socialisation ou de la solidarisation ». L'avenir est à l’association libre, à lacoopération, qui non seulement représente un groupe d'intérêts communs, mais surtout un sentiment de solidarité, d’altruisme. Comme le dit M. Faguet, « les hommes commencent à comprendre qu'il faut s'associer, voilà pour l'intelligence, et ils sentent le besoin de s'associer, voilà pour le cœur....# »
Et c'est ainsi qu'ils arriveront à diminuer les inégalités sociales.
Est-ce à dire que la prépondérance de cette loi d'association pour la vie s’affirmera jusqu'au point de faire entièrement disparaître de la société future la concurrence ? Non, assurément.
Certains socialistes, même sans aller aussi loin, lui