‹ David d'Angers et ses relations littérairesChapitre 12 sur 74 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

lière, Le Brun chez Corneille. Au début de notre siècle, les exemples de cette fraternité sont nombreux, mais l'artiste qui semble plus qu'aucun autre s'être pénétré de l'honneur, du bienfait qui découleraient pour lui de son intimité avec les hommes de lettres de son temps, c'est David d'Angers. Répétons-le, l'exemple est bon, et il nous plaît de le mettre en pleine lumière.

Toutefois, ce retour de notre part vers une grande figure dont nous avons déjàlonguement entretenu le public pourra surprendre. Nous l'expliquerions volontiers par le besoin qu'on éprouve de parachever une œuvre caressée. L'histoire d'un homme illustre est-elle jamais close? Non. Mais, il y a plus, nous ne sommes pas loin de croire à la vertu d'un talisman mystérieux qui toujours nous rapproche de David. Hahent sua fata memoriœ. Qu'il nous soit permis d'ouvrir ici une parenthèse.

Celui qui écrit ces lignes a vu le jour dans la ville natale du statuaire. Il est vrai qu'un demi-siècle sépare la naissance du maître de celle de son biographe, mais à la distance de cent pas on retrouverait l'emplacement de leurs berceaux.

Nos premières impressions d'art, alors que nous étions enfant, nous les avons goûtées au Musée David, où les effigies sans nombre des hommes de pensée forment un ensemble grandiose, presque magique, fait pour frapper l'esprit. Nous avions moins de quinze ans lorsque David mourut à Paris, dans sa demeure de la rue d'Assas, aujourd'hui détruite par le tracé de la rue de Rennes. Jamais nous n'avions vu notre artiste , mais la nouvelle dfe sa mort nous émut profondément. Nous la jugions un vide pour l'École française, une calamité publique pour la province natale du sculpteur, et. qu'on nous pardonne cet

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