‹ David d'Angers et ses relations littérairesChapitre 18 sur 74 · INTRODUCTION XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIX

cas échéant, la faculté de relever les erreurs de notre récit? La réponse se fit attendre ; puis, rendez-vous nous fut donné ruePétrelle, dans l'atelier de M. Robert David.

C'est là qu'en présence de la veuve et du fils du statuaire eut lieu la communication des premiers feuillets de notre manuscrit. L'épreuve réussit au delà de toute espérance. Sa lecture achevée, l'auteur prit congé. Mais, dès le lendemain, M'"*' David lui apportait dans son cabinet tout ce qu'elle avait conservé de notes écrites, de lettres, de journaux, de brochures ayant trait à son mari.

Et pendant de longs mois les deux auditeurs de la rue Pétrelle s'acheminèrent, à des intervalles inégaux, vers la demeure du biographe de David pour entendre la lecture de chaque chapitre du livre en préparation, au fur et à mesure que l'auteur l'avait terminé. Est-il besoin de le dire? cette collaboration m'a été grandement utile.

Par une coïncidence qui n'eut rien de préconçu, les faits que je relate ici se passèrent rue d'Assas, à quelques pas du lieu oi!i était mort David , oii il avait vécu vingt années, d'oii étaient partis le Talma, le Giitenberg, le Cheverus, le Bichat, le Larrey, Y Enfant à la grappe, le Jean Bart, le Bernardin de Saint-Pierre et tant d'autres œuvres! Il semblait que l'historien du statuaire eût voulu se rapproclier de l'atelier de son modèle afin de se mieux pénétrer des pensées du maître. A l'exemple de David, il avait déserté l'Anjou, et planté sa tente dans le voisinage le plus rapproché de la maison de son héros. — Singulière rencontre t

Ce n'est pas tout.

Le livre composé, il fallut songera l'impression. Or, le plus fortuitement du monde, on vit l'auteur, nanti de son manuscrit, se diriger vers l'hôtel Garance ou Garancée, reconstruit au dix-septième siècle pour René de Rieux ,

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