XX INTRODUCTION
évêque et comte de Léon, dénommé successivement depuis, au dire de Lefeuve, hôtel de Sourdéac, de la Soudière, de MontagU; de Lubersac, de Roquelaure, et, il y a quarante ans, mairie du XP arrondissement. Or, notre lecteur trouvera plus loin, sous la date du 15 mars 1848, une lettre de David à Victor Pavie dans laquelle il lui apprend qu'au lendemain des journées de Février, il fut informé qu'on l'avait nommé maire et, peu après, direc teur des Musées nationaux. Déclinant l'honneur d'occuper le poste rétribué de directeur des Musées, l'artiste accepta les fonctions gratuites de maire du XP arrondissement. Et c'est précisément dans l'ancienne mairie que résident aujourd'hui M. Pion et ses associés qui acceptèrent d'éditer notre livre. La Vie du maître a donc été imprimée au lieu même où il avait vécu durant plusieurs années, consacrant ses jours et ses veilles au maintien de l'ordre, à une époque agitée de notre histoire contemporaine.
Du moins, pensera le lecteur, la chaîne des coïncidences n'a pas dû se prolonger?
Erreur.
L'histoire du statuaire, avons-nous dit, fut composée auprès de son atelier. Une fois encore nous nous sommes rapproché, sans y songer, de l'une des demeures de David. Ces lignes sont tracées dans l'hôtel de Beauvau, contigu à l'ancienne mairie du XP arrondissement.
Pour peu que le talisman garde sa vertu, nous voilà tenu de dater de Géphisia ou de Missolonghi, d'oii le maître a écrit pendant ses mois d'exil quelques-unes de ses plus belles lettres, la prochaine publication que nous ferions sur lui.
Eh quoi! encore un livre! Cette fois, n'aurons-nous pas tout dit? Reviendrons-nous sans cesse sur le même ai^tiste?La prudence et Musset conseillent de ne jurer de