G VI
David à Raiicli.
Offre du buste de Rauch. — Souvenirs de jeunesse. — Brandt.
Paris, 25 août 1836.
Mon bien honorable collègue.
Je viens de confier au roulage votre buste; j'ai pris la liberté de l'adresser à M. Beûte, comme il me l'avait permis une fois pour toutes lorsque j'aurais quelque chose à vous adresser.
A Rome, vos premiers ouvrages, cher ami, m'avaient déjà inspiré pour vous une bien profonde estime. Plus tard, quand j'ai connu votre noble vie, je vous ai aimé de tout mon cœur. J'ai voulu imprimer sur le marbre, dune manière durable, les sentiments qui m'animent à votre égard. Ce buste, que j'ai tant de plaisir à vous offrir, n'e&t pas aussi digne de vous que je l'aurais désiré, mais vous le recevrez, n'est-ce pas, plutôt pour l'intention que pour la valeur du travail ? Il vous rappellera quelquefois l'auteur, qui vous a voué une éternelle et bien sincère amitié, et qui compte les jours qu'il a passés auprès de vous comme des jours heureux de sa vie.
Emilie me charge de la rappeler à votre souvenir et vous prie de dire bien des choses affectueuses de sa part à M"^^ d'Alton.
Veuillez aussi présenter à celte dame mes respectueux hommages.
Adieu, cher ami, soyez heureux et croyez à la profonde estime de votre tout dévoué de cœur,
David.
N'oubliez pas, je vous prie, de présenter l'expression de mon respect à M. de Humboldt.
P. S. — J'oubliais de vous dire que nous avons un accroissement de famille : il nous est venu une petite fille et notre Robert se porte très bien.
Rappelez -nous au bon souvenir de M. et de M""" Schinkel et de M. et de M'^'^ Beûte.
Il y plusieurs mois que je vous ai adressé une caisse contenant votre médaillon, ceux de 31. Schinkel, de Chamisso, Brandt, ïieck. L'avez-vous reçue?
Collection Egçjers, à Berlin. — H. -F. Brandt, dont le nom ne s'est pas en* core rencontré dans les lettres qui précédent, est le graveur en médailles allemand. Son médaillon, modelé par David, porte la date de 1834. (Musées d'Angers, p. loo.)
GVIl
Carus à David.
Le buste du naturaliste. — L'oreille droite. — Rietschell. — Le dernier livre de Carus. — Le buste de Cuvier. — Le congrès médical d'Iéna. — Hélène David.
Dresde, 25 septembre 1836.
Mon très cher ami.
Le buste est arrivé, ce superbe témoignage de votre affection et de votre art. Nous tous sommes ici dans l'admiration de cet excellent travail. On admire surtout, mon bon Rietschell en tête, le front et l'oreille droite. C'est qu'en effet, si l'on se place devant votre beau buste éclairé à la lumière artificielle, le soir, le caractère que revêtent ces parties et l'œuvre dans son ensemble est vraiment magnifique.
Je vous apprends que le Journal de mon voyage à Paris et sur les bords du Rhin a paru, ce Journal dans lequel j'ai essayé de dire, entre autres choses, l'estime profonde que j'éprouve pour mon ami David, estime partagée parla France entière.
Comme savant, j'ai retiré de sérieux profils de mon excursion en France, de mon séjour dans votre capitale; mais comme homme, j'ai gagné plus encore à pénétrer le cœur d'un ami tel que vous. Mon libraire a reçu l'ordre devons faire parvenir sans retard un exemplaire de ce Journal. Vous y trouverez comme frontispice une gravure d'après votre beau buste de Cuvier.
J'étais récemment à léna. Nous venons d'avoir une réunion des médecins et des naturalistes de l'Allemagne. J'aurais beaucoup à vous dire de cette assemblée. Venez donc bientôt vers nous, je vous en prie. Ne tardez pas. Dieu sait ce qui peut arriver plus tard .
Vous ne doutez pas du plaisir que nous a causé l'annonce de la naissance d'une petite fille à votre foyer. L'ouvrage doit être digne de l'artiste qui en est l'auteur. Acceptez pour vous et pour Madame votre épouse, ma très chère et bien estimée amie, mes sincères félicitations et celles de toute ma famille.
N'oubliez pas de nous écrire de temps à autre. Chaque lettre de vous est pour nous une fête de famille et renouvelle peur moi
les douces impressions que j'ai gardées de mon séjour dans votre charmante maison.
Donc^ au revoir. Tout à vous,
Carus.
Collection David d'Angers. — Charles-Gustave Carus, médecin, naturaliste et peintre de paysages, dont il est parlé déjà sous la date du 6 décembre 1834, reçut de David son médaillon en bronze, daté de 1834, et son buste en marbre de proportions colossales, portant le même millésime, bien que ce dernier ouvrage n'ait été achevé qu'en 1836. (Musées i/'iln^e^'^, pp. 151-152.) Carus avait une déformation curieuse : l'oreille droite, chez lui, était plus développée que l'oreille gauche. David n'éluda pas ce signe distinctif en sculptant le portrait de son ami. C'est à l'exactitude du statuaire dans l'interprétation de cette partie de la tète que fait allusion Carus au début de sa lettre. Nommé médecin du roi de Saxe en 1827, Carus fut chargé d'accompagner, deux ans plus tard, le prince Frédéric-Auguste en Suisse et en Italie. Le naturaliste vint en France et publia en 1836 la relation non moins humoristique que scientifique de son voyage à Paris. Les Lettres sur la peinture de paysage (1831) et la Symbolique du visage de r^o?n?ne (1833) permettent d'apprécier Carus sous son double aspect de physiologiste et de peintre. Les publications scientifiques de Carus sont nombreuses et remai'quables.
David au maire d'Angers.
Offre du modèle de la statue de Talma. — Le buste de Dumouriez par
Houdon.
Paris, 5 décembre 1836.
Monsieur le Maire,
Pouvant actuellement disposer du modèle en plâtre de la statue de Talma, je m'empresse de l'offrir à la ville d'Angers. Vous m'obligeriez beaucoup si vous vouliez bien faire placer cette figure dans le foyer de notre salle de spectacle.
Vous trouverez ci-incluses les mesures nécessaires à l'architecte pour l'exécution du piédestal qui devra être en bois. Je pourrai vous envoyer mon ouvrage à la fin du mois.
J'ai été assez heureux pour faire l'acquisition d'une terre cuite exécutée par le célèbre Houdon ; c'est pour ainsi dire un manuscrit,la terre étant l'œuvre de l'artiste seul et sa premirre pensée. Elle représente le général Dumouriez. J'aurai l'honneur de vous l'envoyer pour votre Musée.
Jai l'honneur, etc., David.
Cette lettre a été publiée dans le Journal d'Angers du 1" janvier 1837. Le modèle du Talma, après avoir décoré le foyer du Théâtre d'Angers, est aujourd'hui au Musée David. Le buste de Dumouriez s'y trouve également. {Musées cV Angers, pp. 103-104 et 212.) L'histoire de la statue de Talma, pleine d'incidents, a été racontée dans la Vie du maître. {David d'Angers, etc., t. I, pp. 251, 254, 316, 317, 544, 575, 591-592; t. [I,pp. 176, 484, 512.)
GIX
Henriquel Dupont à David,
Le médaillon du graveur. — Ressemblance révélatrice.
Je ne puis assez vous remercier, mon cher Monsieur, d'avoir bien voulu me donner une place dans votre galerie ; c'est beaucoup d'honneur pour moi.
Hier au soir, je dînais comme à l'ordinaire à mon cabaret. Un petit homme près de qui j'étais placé ne cessait de me regarder et dit à son voisin : « Je ne connais point M. Dupont, je ne l'ai jamais vu, mais je suis bien sûr qu'il est là à côté de moi »... C'était Richard.
Veuillez, moucher Monsieur, agréer les complimens de votre
bien dévoué de cœur,
H. Dupont.
Collection David d'Angers. — Cette lettre est sans date, mais le médaillon d'Henriquel Dupont porte le millésime de 1836. Richard, nommé dans cette page, est le fondeur de David. Le statuaire modela en 1834 la médaille de ce collaborateur intelligent autant que dévoué. (Musées d'Angers, t^i^. 154 et 161.)
ex
David à "Victor Pavie.
La plume et le ciseau. — Lenteurs du marbre. — Croquis écrits. — Profession de foi. — La prière. — L'épi donné. — Sarrut et la Biographie des hommes du Jour. — Le faciès de Victor Hugo. — Bustes de Lamennais et de Garrel. — Statue de Garrel. — Bustes de Berzélius et de Gérard.
Paris, le 3 février 1837.
Je suis en retard, mon cher Victor, pour répondre à toutes tes
bonnes et aimables lettres. En vérité je suis débordé par trop de sensations et d'occupations différentes qui me prennent mon temps et m'empêchent de mieux employer mes heures à traiter avec toi de ces sujets qui nous ont l'ait passer ensemble des instants si heureux et m'ont laissé des souvenirs ineffaçables. .le le regrette bien, surtout quand je pense à rinsuftisance de ma maudite plume qui traduit en plomb ce que ma pensée avait rêvé en or. Combien j'ai à me plaindre du sort qui ne m'a pas mis à même d'étudier l'instrument qui obéit à la pensée, car, vois-tu, la sculpture est un art trop lent; le corps est obligé de s'user pour rendre une pensée; et la poésie des objets qui nous entourent est si puissante et si abondante que je me sens toujours malheureux de ne pouvoir leur donner une forme par des moyens plus prompts que ceux de mon art.
C'est pour cela que j'écris beaucoup sur les objets qui me frappent. Que de motifs de poèmes touchants, de statues et de tableaux! Depuis que j'étudie avec attention la nature, j'aime moins les productions des hommes, à moins que ce ne soient celles des hommes qui ont été fanatiques de la nature. Mais toutes les productions qui tiennent à des Tnodes, à des conventions, par conséquent à des systèmes, je me dérange difficilement pour les voir. Il m'est souvent arrivé d'aller dans des galeries de tableaux et d'y faire des études précieuses pour moi d'après les spectateurs qui m'entouraient. Je ne pousse pas l'exclusivisme jusqu'à prétendre que l'étude des grands maîtres soit une chose inutile ; bien au contraire. Mais quand ils vous ont ouvert les yeux, formé le goût et appris à voir la nature, il faut se prosterner devant elle et lui vouer un culte de fidélité. Christophe Colomb a découvert le Nouveau-xMonde, mais il n'a pas pu l'explorer entièrement. Pour revenir à mes croquis écrits, je t'en envoie un que tu trouveras joint à cette lettre. J'en ai bien d'autres qui t'arriveront successivement, s'il ne me vient pas à l'idée que cela pourrait te paraître fastidieux.
Une chose m'a longtemps arrêté, c'est la crainte de te choquer sur quelques points de tes croyances. Enfant d'un siècle positif qui, à l'aide de la science, lève un coin du voile sous lequel sont restés cachés les mystères de la nature aux yeux des générations qui l'ont précédé, le doute m'agite souvent. Je crois à un Être créateur, mais il m'est impossible de donner à ma croyance une
forme exclusive. Je m'unis do cœur à toutes les religions. Je prie auprès du musulman; je me prosterne avec le sauvage qui adore le soleil. Je pense que toutes ces différentes formes de la prière sont l'expression des types divers que le grand Etre a dispersés dans la Création. L'acte sublime do la prière, de quelque manière qu'elle soit proférée, m'inspire le plus religieux respect. Je vénère l'être qui explique son cœur à Dieu, et lorsqu'exténuépar Ses travaux de cotte vie, je m'assieds au bord de mon pénible sillon, à l'ombre de la gerbe que j'ai coupée, si un do mes frères vient me tendre la main, je lui donne un épi, c'est là encore une de mes prières. Yoilà ma profession de foi, cher ami. Ce qui précède pourrait servir de réfutation à la biographie que Sarrutm'a consacrée et dans laquelle on me présente au lecteur comme un homme sans croyances. Quand je n'aurais eu que ma foi dans les grands hommes qui sont, eux aussi, les types de ce qu'il y a de grand et de généreux dans la Création, c'eût été déjà, ce me semble, un motif assez sérieux de ne pas m'attribuer un caractère d'incroyance qui ne peut me convenir.
J'ai enfin commencé le buste de notre Hugo; jevais faire tout ce qui dépendra de moi pour tâcher de laisser une œuvre digne do l'admiration que j'ai pour son génie. Il est temps d'entreprendre ce travail, car la partie sensuelle du visage de notre ami commence à lutter vigoureusement avec la partie intelligente, c'est-à-dire que le bas du visage est presque aussi large que le front. Dans peu vous aurez le plâtre au Musée d'Angers.
Le buste de M. de Lamennais est déjà très avancé en marbre. C'est encore une dette d'admiration qui va bientôt être payée.
Le buste d'Armand Carrel est terminé. Je vais le faire couler en bronze et je l'offrirai à la ville de Rouen. Le buste de Carrel en bronze, cela va bien à cet homme d'une si puissante énergie! J'ai fait aussi sa statue dans la proportion de deux pieds et demi. Je le représente à la Chambre des Pairs, à l'instant oii il les accuse d'avoir été les assassins du maréchal Ney!
Le buste en marbre de Berzélius (la grande figure de chimiste de l'Europe) est terminé. Je vais le lui envoyer on présent, à Stockholm.
Tu sais que j'avais modelé le buste de Gérard, peu de jours avant sa mort. J'ai l'intention de donner le marbre à l'Institut. Quand je proposai à Gérard de faire son buste, il me prit les
deux mains et il me dit: « Merci, mille fois ! on me jette dans la boue et vous me relevez ! »
Je ne sais bientôt plus oîi écrire; je quitte la plume, mais je ne cesse de penser à toi. Jeté souhaite, ainsi qu'à M'"°Pavie, santé, bonheur et prospérité. Emilie se joint à moi de tout son cœur.
Ton dévoué ami, DAvm.
Collection Pavie. — David a laissé de nombreuses pages manuscrites sur des sujets de tout ordre. La plupart furent offertes par le maître à Victor Pavie qui nous a permis d'en prendre copie. Beaucoup de ces pages ont trouvé place dans notre ouvrage David d'Angers, etc. (t. 11, pp- 3-457.) Mais nous possédons encore les éléments de plusieurs volumes. La Biographie des hommes du jour, par Sarrut et Saint-Edme, commencée en 1835, a pris fin en 1842. Cette publication comporte G vol. gr. in-S". Une édition augmentée formant neuf volumes parut en 1847. On y trouvela notice sur David au tome III (pp. 65-69). Le maître est présenté, dans une phrase incidente des biographes, comme étranger à toute croyance, à tout sentiment religieux. C'est contre cette assertion gratuite et mal fondée que s'élève David au cours de sa lettre à Victor Pavie. Le buste de Victor Hugo, dont il est parlé ici, porte le millésime del837.Le poète est représenté avec l'indication du costume du temps. Le marbre fut offert au poète. Le modèle en plâtre est au Musée David, où l'artiste le déposa en 1838. (Musées d'Angers, pp. 162-1C3.) Il sera parlé ultérieurement du buste de Lamennais. La terre cuite du buste de Carrel est à Angers; le bronze est au Musée de Rouen; la statue du journaliste, exécutée en 1839, fut coulée en bronze et placée sur la tombe de Carrel au cimetière de Saint-Mandé. (Musées d'Angers, p. 109.) Le buste colossal du chimiste suédois Jean- Jacques Berzélius, exécuté en marbre en 1837, fut offert au modèle. Le plâtre original est au Musée David. L'artiste avait modelé dès 1835 le médaillon du chimiste. [Musées d'Angers, p. 157. David d'Angers, etc., t. I, p. 202; t. II, p. 375.) Le baron Gérard est mort le 12 janvier 1837. M"* Ancelot a raconté la fin mélancolique de ce grand artiste. {Les Saloîis de Paris, pp. 78-82.) C'est le 8 décembre 1836 que David avait commencé le buste de son collègue" presque aveugle ». Le marbre, offert par son auteur, est à l'Institut; le plâtre original est au Musée David. (Musées d'Angers, p. 163. David d'Angers, etc., t. I, pp. 378-379; t. II, p. 380.)
GXl
David à Victor Pavie.
Le buste de Victor Hugo. — Robert David.
Paris, 8 février 1S37.
Mon cher Victor,, Le buste de Hugo est presque achevé, notre ami paraît
content. Il vient avec beaucoup d'assiduité. Nous parlons souvent de toi, et il est facile de voir qu'il t'a conservé une large part dans son cœur.
Notre pauvre Robert vient d'être très dangereusement malade. On craignait le croup, et tu sais que cette maladie ne laisse que peu d'instants pour la combattre. Enfin, le voilà hors de danger ; nous avons un poids de moins sur le cœur. Est-ce donc vivre que d'être sans cesse dans des transes mortelles au sujet de ceux que nous aimons!
A toi de cœur,
David.
Collecllon Pavie.
David à Schnetz.
L'élection de Sclinelz ù l'Institut.
Paris, 24 février 1837.
Mon cher ami,
C'est demain que votre sort va se décider.
Rappelez-vous ce que j'ai toujours pensé de vous et de votre talent. Ce sera une chose bien agréable pour moi de vous donner la preuve de mes sentiments à votre endroit.
Mille amitiés de cœur,
David.
Veniredi matin.
Collection Gaston Le Breton. — Victor Schnetz fut élu à l'Académie des beaux-arts le 25 féA'rier 1837. Ce billet est la réponse à une démarche faite par Schnetz pour s'assurer la voix de David au scrutin du 25 février.
GXIII
La statue de Talma.— Bustes de Racine et de Rossini. —Adrien Maillard.
Paris, 5 mars 1837.
Mon cher ami,
Sous peu, le Talma va partir pour Angers. Il sera suivi du buste de Racine et de celui de Rossini ; ces trois œuvres vont commencer la décoration du foyer de notre salle de spectacle.
Crois à mon inviolable amitié,
David.
Tu auras sans doute remis à notre ami Adrien Maillard la lettre que je lui adressais. Dis-lui encore mille choses amicales de ma part.
Collection Pavie. — Le modèle en plâtre du busto de Racine est au Musée David. Cet ouvrage date de 1832. Le maître avait sculpté dès 1830' le buste de Rossini. Le marbre avait été offert au modèle. Le plâtre est aujourd'hui au Musée David. (Musées d'Angers, pp. 133 et 140.) Adrien Maillard préparait, à l'époque où lui écrit l'artiste, son Elude sur la vie et les ouvrages de David d'Angers, statuaire. (Angers, Y. Pavie, 1838, in-8°.)
GXIV
Victor Hugo à David.
Le buste du poète. — Les Voix intérieures.
Paris. 6 juillet 1837.
Demain vendredi nous irons admirer votre nouvelle œuvre. Ma femme veut venir avec moi. .le vous porterai le livre que je viens de publier. Mais qu'est-ce que ma ciselure à côté de votrepoésie?
Je vous serre la main, Victor Huno.
Collection David (FAngers. — L'ouvrage que Victor Hugo se proposed'offrir au statuaire est son recueil Les Voix intérieures , publié depuis quelques jours seulement.