S2 DAVID D'ANGERS
à celui de ma bien-aimée ville d'Angers. Tu comprendras, toi, mon ami, toute la satisfaction que mon cœur ressent de pareils hommages.
Adieu, cher ami, mille tendres amitiés à vous tous. A toi de
cœur aussi,
David .
P. S. — J'ai oublié dans ma précédente lettre de te dire que j'avais vu le fondeur, qui m'a dit que, pour mes amis, la statuette en bronze de Gutenberg ne coûterait que quatre-vingts francs.
Collection Pavie. — Le vaisseaule David d'Angers périt dans une tempête, alors que l'artiste supportait avec peine ses jours d'exil. Cet événement le troubla. Il est longuement parlé du Jean Bart et des rapports du maître avec les habitants de Dunkerque dans David d'Angers, etc., t. I, pp. 398-403.
GGXII
Hippolyte, baron Larrey, à David.
Sur la statue de Dominique-Jean, baron Larrey.
Paris, 18 décembre 1845.
Mon ami, Je voudrais vous écrire, selon mon cœur, ce que je n'ai bien su vous dire, en voyant renaître, par la toute puissance de votre talent, la grande figure de mon père. Mais ce sentiment-là, je ne saurais l'exprimer par des mots ; il est si lié à ma tendresse et à mon respect pour lui, à mon amitié et à mon admiration pour vous, qu'il m'impose le silence des joies ineffables de l'àrae. Merci, mon généreux et illustre ami David, merci; l'avenir, peutêtre, me permettra mieux que le présent de vous vouer aussi un culte de reconnaissance et de vénération filiales.
H. Larrey.
Collection David d'Angers. — Les événements qui marquèrent les dernières années de l'artiste permirent au baron Larrey de se montrer fidèle à son ami. Nul n'a su prendre en main la cause du statuaire ou de ses œuvres avec plus d'à-propos et de courage que ne le fit le baron Larrey au début de l'Empire. (David d'Angers, etc., t. I, pp. 409, 456, 458, 484, 589.)
GGXIII
David à Charles Poney.
La médaille du poète.
Paris, -i décem!)re 1845.
Mon cher Monsieur Poney,
Vous allez recevoir votre médaillon en bronze. Je désire que vous éprouviez quelque satisfaction de voir cette œuvre d'un Jiomme qui n'a jamais consacré son temps qu'à la représentation des traits des hommes qui honorent l'humanité par leur patriotisme et leur génie.
J'ai refusé de faire la statue des princes et des rois, et j'ai été heureux de reproduire l'image de l'homme du peuple qui consacra les inspirations de son génie poétique à la noble cause de la liberté. Je remercie le sort qui vous a fait passer par Paris, afin que je puisse réaliser le projet que j'avais formé depuis longtems de vous donner un témoignage de ma profonde estime pour votre génie poétique.
Croyez, je vous prie, mon cher Monsieur, à tous mes sentiments les plus dévoués.
Collection Poney. — Cliarles Poney, poète maeon, né en 1821, à Toulon, publia, dés 1S42, son recueil les Marines. David modela le proiil du poète ouvrier en 1845.
CGXIV
David à, Gigoux.
Cliarlct sur son lit de mort.
Morcredi soir... décembre 1845.
Si vous voulez, cher ami, dessiner la tête d'un homme de génie, venez me prendre demain matin à onze heures. Nous irons chez Charlet, qui sera très content de vous recevoir.
2b4 DAVID D'ANGERS
Apportez vos affaires pour commencer de suite. Tout à vous de cœur,
David.
Collection Henry Jotiin.
David à Gigoux.
Les dernières heures de Gharlet. — Situation précaire de sa veuve.
Paris, 29 décembre 1845.
Charlet vient de mourir : il laisse une femme digne du plus grand intérêt, et par les nobles qualités qui la distinguent, et par sa triste position, car elle reste seule, chargée de deux enfants dont l'éducation est loin d'être terminée.
La dernière fois que nous nous sommes vus, je vous ai dit combien j'étais heureux des bonnes intentions qu'avait témoignées M. Gavé à l'égard de W^" Gharlet, si elle venait à perdre son mari. L'instant de réaliser cette généreuse promesse est arrivé ; la France entière applaudira à un acte de justice, qui honorera la mémoire d'un homme dont elle s'enorgueillit à si juste titre. Gharlet estjraort aujourd'hui à cinq heures de l'après-midi ; il avait travaillé une partie de la nuit à un Napoléon à cheval d'un dessin extrêmement remarquable. Les arts ont fait en lui une perte irréparable, car nul comme Gharlet n'a su imprimer ce cachet vivant et héroïque d'une armée qui a étonné le monde entier et dont les gigantesques travaux paraîtront peut-être fabuleux à l'avenir.
Je m'adresse d'abord à vous, cher ami, parce que je sais combien vous prenez avec cœur toutes les occasions d'une bonne et utile action, et que si vous pouvez appuyer ma recommandation auprès de M. Gavé, vous vous empresserez de le faire. Votre bien dévoué de tout cœur,
Collection Cottenet. — Cette lettre a passé en vente en 1882. Le peintre Gigoux étant très lié avec Gavé, David jugea prudent de lui confier les intérêts de la veuve de Gharlet.
GCXVI
David à Adrien Maillard.
La mission de l'art. — Ce qu'il faut penser d'un Napoléon achevai pour l'église des Invalides.
1845 (?) Mon cher Adrien,
En lisant dans le Journal d'Angers l'article qui me concerne, j'ai reconnu une main amie, et par conséquent j*ai pensé que cela ne pouvait venir que de vous. Je vous remercie de tout cœur.
Je vous assure que je vois donner tous les travaux aux autres statuaires sans que cela m'arrache un seul regret. Tant mieux si le choix tombe sur des hommes de talent, car, avant tout, c'est la gloire de notre chère patrie que j'envisage. Je désire bien ardemment que la France conserve dans les arts le premier rang qu'à tant de titres elle tient en Europe.
Il faut, mon ami, avoir une conviction profonde et ne jamais en dévier; ne jamais faire de concessions à un pouvoir que l'on désapprouve. L'art est une belle chose, sans doute, mais il doit servir à améliorer le sort de l'homme en épurant ses mœurs, en échauffant son âme par d'héroïques exemples. C'est à ce titre seulement que l'art est vraiment noble. Mais s'il se plie aux caprices d'un pouvoir aveugle ou tyrannique, il devient nuisible et méprisable; or, voilà où en sont réduits trop souvent les artistes; si par hasard on leur commande un .sujet tiré de l'histoire de la Révolution pour orner les « catacombes » de Versailles, c'est une pensée gouvernementale qui dicte la composition.
En ce qui me concerne, je ne puis qu'attendre des temps meilleurs^ si Dieu en réserve cacore à notre patrie. D'ici là, je tâcherai d'exécuter quelques sujets élevés que je porte dans mon cœur depuis bien longtemps.
Je ne regrette pas non plus de ne pas être chargé du
monument de Napoléon ; cet homme a fait tant de mal à laliberté! lia montré si peu de noblesse envers la nation qui lui avait confiéscs plus chers intérêts avec tant de générosité! En vérité, il y a dans ce souvenir de quoi paralyser le cœur d'un républicain. En prenant, cependant, Napoléon sous le point de vue poétique, certes, c'est un grand homme qui aura une large place dans l'histoire. Observé sous ce point de vue, il rentre dans le domaine des arts qui peuvent perpétuer ses traits. Mais ne vous semblet-il pas que l'idée de le représenter à cheval sur son tombeau est une de ces absurdités les plus grandes? Je voudrais que Ton mît sur son cercueil son chapeau, son épée, son nom et une couronne de laurier; c'est ainsi qu'Horace Vernet a compris sa composition sur Sainte-Hélène.
Quel plus grand et plus sublime monument peut-on élever à un homme que de graver son nom. s'il est populaire? Combien de grands hommes de l'antiquité dont nous vénérons la mémoire et dont les ouvrages ont disparu ! En lisant le nom d'un héros, chacun compose son poème dont la trame n'est pas imposée par l'artiste.
Que l'art s'empare des hauts faits, des grandes actions ; qu'il les immortalise sur les places publiques, dans les temples, etc., etc., ce sont là de beaux livres; mais sur une tombe, sur des débris que ronge la mort, suprême mystère de l'existence humaine, quelques syllabes auxquelles les hommes attachent une signification héroïque auront plus d'éloquence, n'est-il pas vrai? que n'en saurait avoir un ridicule cavalier sur un cercueil.
Adieu, cher ami, croyez à tous mes sentiments d'estime et d'amitié bien sincère,
DAvm,
Mille amitiés à vos chers parents.
Collection David d'Angers. — On a vu dans le commentaire de la lettre de David à Victor Pavie, datée du 6 février 1838, quel rôle de biographe attentif Adrien Maillard a voulu remplir auprès du statuaire, son compatriote. Outre VÉtude publiée en brochure, Adrien Maillard a fait paraître, durant une période de dix années, de nombreux articles sur le maître dans les revues ou journaux de l'Anjou. Le projet bizarre de représenter Napoléon à cheval sur son tombeau fît quelque bruit vers la fin du gouvernement de Juillet, mais on l'abandonna promptement, et l'on eut raison.
GGXVII
Poney à David.
Le inûdaillon du poète. — La statue de Jean Bart. — Profils modelés de George Sand et de Byron.
Toulon, 4 janvier 184G.
Quel magnifique bouquet de bonne année vous m'avez envoyé, mon illustre maestro! Et combien je vous dois de bonheur et de gratitude pour ce cadeau doublement précieux ! Permettez-moi d'étreindre avec une respectueuse effusion vos deux nobles mains, et de chercher à communiquer à votre cœur, par cette étreinte magnétique, tout ce que le mien ressent de vénération et d'admiration pour votre personne et pour votre génie.
Habitant un port de mer, je compte beaucoup d'amis dans la marine. Tous ces chers marins sont venus admirer votre beau médaillon. Ils vous aiment beaucoup, je vous assure, surtout depuis que vous avez immortalisé une seconde fois, par le ciseau, une de leurs plus grandes gloires : Jean Bart.
Mon portrait, gravé par vous, a pris place parmi les monuments de famille dont je m'honore : monuments que m'a valu mon modeste talent de poète. 11 sera pour mes enfans une relique aussi sacrée qu'il l'est pour moi, et il perpétuera à lui seul le souvenir de mon voyage à Paris, des glorieuses circonstances qui l'ont accompagné et de l'accueil, dont je serai éternellement fier et heureux, que vous avez daigné me faire dans votre sanctuaire d'où sont sortis tant de chefs-d'œuvre.
Merci, merci mille fois de votre lettre flatteuse, des médaillons de George Sand et de Byron. Vous m'avez créé un musée où je trouve les traits des visages aimés de mon cœur. Merci, merci mille fois encore . Mettez mes plus respectueux hommages aux pieds de Madame David; embrassez bien pour moi vos deux beaux enfants que je bénis avec mon cœur de poète et de père. Rappelez-moi au souvenir de votre auguste ami, qui m'a fait ce que je suis, et croyez-moi tout à vous d'inaltérable dévouement, d'admiration et de vive reconnaissance,
Charles Poncy.
Collection David (VAnriers. — La médaille do Byroii fut modelée par l'artiste vers 1838. {Musées d'Angers, p. 170.)
GGXVIII
David à Jules de Saint-Amour.
Une composition musicale sur Jean Bart.
Paris, 21 février 1846.
Mon cher Monsieur,
J'approuve complètement l'idée que vous avez de faire représenter autour de la base de la statue de Jean Bart des groupes de valseurs. Quand le morceau de musique que vous avez composé sera imprimé, soyez donc assez bon pour m'en envoyer une épreuve.
Vous me demandez quelle est la lithographie du Jean Bart qui me semble la meilleure ; c'est celle que l'on vend à Dunkerque.
Madame David me charge de vous remercier de l'aimable attention que vous avez eue de lui envoyer deux exemplaires de ma biographie. Pour moi, je n'oublierai jamais toutes les preuves de bienveillance et d'amitié que vous ne cessez de me donner.
Excusez-moi, je vous prie, du retard que j'ai mis à répondre à votre aimable lettre. Mes nombreuses occupations absorbent tellement mes instants que ma main est forcée de tenir plus souvent le ciseau que la plume.
Recevez, je vous prie, l'assurance de ma considération la plus distinguée et de mon entier dévouement de cœur.
P. S. — En visitant, avec mes amis, le magasin qui sert àrenfermer des objets de décoration pour les iêtes que donne la ville de Saint-Omer, j'ai été affligé de voir le groupe très remarquable que M. Husson a donné à la ville, relégué dans un coin. Faites donc tout ce qui sera en votre pouvoir pour que cet ouvrage soit placé dignement. Est-ce que vous n'auriez pas encore de Musée dans votre ville?
Je vous recommande tout particulièrement cette note.
Collection Dannyaux. — Le groupe d'Aristide Husson, élève de David d'Angers, auquel il est fait allusion dans ce post-scriptum, représente Adam et Eve. Cet ouvrage est un envoi de Rome. Il a pris place dans le Musée de Saint-Omer depuis un certain nombre d'années.
CGXIX
David à Victor Pavie.
L'étude Bonchamps et sa statue. — Fonte de l'esquisse du Gulenherg. — Adrien Maillard.
Paris, M avril 1840.
Cher ami,
Je viens de voir Maillard, qui m'a remis ta lettre et le manuscrit sur Bonchamps. Je l'ai lu avec un nouvel intérêt. C'est un bel éloge, rapide et cependant substantiel. C'est un digne hommage à la mémoire de ce brave militaire. Je n'aurai qu'une bien légère observation à faire concernant Stofflet, duquel tu dis qu'il manquait de noblesse. Cette expression pourrait être prise dans un autre sens que celui que tu as eu l'intention d'y attacher. Je crois que si tu disais que ses idées manquaient de noblesse ou de générosité, ta pensée serait la môme. Tu vois que c'est un détail bien puéril ; aussi n'en tiens aucun compte.
Actuellement je suis à la disposition de l'imprimeur. Qu'il me fasse dire combien il veut d'épreuves de la gravure et qu'il me dise aussi quelle est la marge qu'il faudra réserver; je crois que celle indiquée par la planche en cuivre suffira.
Je t'assure que je suis très heureux que tu aies fait fondre le petit Gutenberg ; ce sera au moins un monument durable. Il n'y a que toi pour avoir de ces idées, et, il faut bien le dire, c'est la première fois que mes compatriotes ont voulu avoir autre chose que du plâtre, lorsqu'il s'agit d'œuvres sorties de mes mains. Nous sommes encore bien Gaulois au point de vue des arts dans notre cher pays. Cependant il ne faut pas désespérer. Tu connais le proverbe : « Rien n'est plus trompeur que l'eau qui dort. »
Je n'ai vu que quelques instants Maillard. Il va repartir immédiatement. C'est m'accorder bien peu après tant d'années d'éloignement de Paris ; mais ce que je regrette, c'est que tu n'aies pu venir 1 Qui sait combien de temps passera sans que nous puissions nous voir?
Soyez heureux, chers amis, et crois-moi toujours de tout cœur à toi,
David.
CoUeciion Pavie. — L'étude Bonchamps et sa statue, ornée de la planche gravée par Leroux, fut publiée à Angers (novembre 1846, gr. in-8° de 46 pages). C'est le même texte que publia VAiHiste, mais avec quelques coupures. L'esquisse du Gutenberg fut fondue aux frais de Victor Pavie.
GGXX
David à Victor Pavie,
La mort tragique d'un enfant. — Mourir jeune est peut-être un bienfait.
Paris, 4 mai 1846.
L'épouvantable malheur qui vient de vous accabler, mon bien cher ami, a eu ici un douloureux et durable retentissement. Nous en sommes atterrés. Aucune expression ne peut rendre le vif chagrin que nous éprouvons. 11 n'y a qu'à s'incliner sous les coups d'un sort qu'on pourrait accuser de cruauté si l'on ne croyait à la Providence et à de mystérieux desseins hors de la portée de l'intelligence humaine.
Ces drames sinistres ne paraissent destinés qu'à l'innocence et à la vertu la plus pure. Qui sait si la pitié de Dieu ne s'étend pas quelquefois sur des êtres qu'il prévoit devoir être par la suite trop accessibles aux dures épreuves de la vie et qu'il veut ainsi leur épargner? Combien d'entre nous qui regrettent de n'avoir pas été soustraits, dès l'enfance, aux tortures de chaque jour...
Je sais combien il y a dans ton cœur de noble résignation. Croismoi, mon ami, ne pleure pas sur celui qui se trouve de si bonne heure débarrassé de son long et pénible voyage. Ressaisis toute ta force morale pour relever la digne compagne de ta vie, si cruellement éprouvée^ ton bon père doublement accablé sous le poids de sa douleur et de la vôtre.
A vous de cœur pour nous tous,
Collection Pavie. — Cette lettre a trait à la mort d'un enfant de Victor Piivie, noyé dans une pièce d'eau sous les yeux de ses proches.
CGXXI
David à son fils Robert.
Délit d'écolier.
Paris, 21 mai 1846.
C'est la première fois depuis treize ans, Robert, que ton jour de naissance se passera sans que je t'aie embiassé. 11 m'est extrêmement pénible de penser que c'est ta mauvaise conduite qui te fera manquer à la réunion de famille. Tu dois pourtant savoir que notre plus grand bonheur, à ta mère et à moi, est de vous rassembler heureux autour de nous.
Songe, mon enfant, que tu entres aujourd'hui dans ta quatorzième année; que nous vivons dans un temps où chacun, pour réussir, doit valoir par lui-même, et que si tu laisses se perdre ainsi l'occasion si heureuse pour toi, et pour nous, de profiter des excellentes leçons et des conseils bienveillants de M. Kùhn, un jour viendra où tu regretteras amèrement ta paresse et ton indocilité, mais il ne sera plus temps de se repentir.
Nous espérons que tu réfléchiras sérieusement aujourd'hui et que, prenant au début de cette nouvelle année de fortes résolutions, tu ne nous donneras plus que de la satisfaction, si nécessaire à notre bonheur à tous.
Collection David d'Angers. — La suscription de ce billet porte : « Monsieur Robert David d'Angers, chez Monsieur Kûhn, 3o, rue Madame. »
GGXXII
Jomard à David.
La médaille du géographe.
Paris, 3 juia lî-^iO.
A David d'Angers.
Aux artistes et aux poètes, il appartient de créer : c'est le poète (|uc Dieu a fait à son image et non pas l'homme; il anime
le néant et fait quelque chose de rien ; c'est pour cela qu'on dit le divin Michel-Ange et le divin Homère. Ainsi venez-vous de faire en donnant de l'âme et de la physionomie à des traits vulgaires. L'enveloppe cache peut-être quelque chose, vous l'avez fait sortir; mais il fallait l'œil, le génie de l'artiste-poète pour créer une expression là où d'autres n'ont rien vu ou rien su découvrir; puisse l'amitié n'avoir pas trompé sa main!