‹ David d'Angers et ses relations littérairesChapitre 9 sur 74 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

les autres, retenues par le juge suprême, prendront le caractère de a pièces à conviction ».

Puis, cédant à ce penchant particulier dont nous parlons plus haut, le juge, avant de rendre son arrêt, voudra savoir du défenseur s'il n'a pas découvert quelques écrits de son client ; on lui demandera de produire les pages intimes qu'il a pu se procurer, les confidences de son héros tracées dans l'abandon d'une âme qui se livre sans soupçonner la publicité possible de lettres dictées par l'amitié et placées sous la garde de l'amitié.

Telle est, de nos jours, la tâche exigée du défenseur de toute mémoire illustre, la tâche de l'historien.

Nous avions essayé, en écrivant la Vie de David d'Angers, de remplir en tous points les obligations qui s'imposaient à nous. Notre livre contient des lettres du maître. Nous n'avons pas omis de parler de ses contemporains. Mais, on l'a vu, de nombreux écrits du sculpteur avaient été réservés par leurs destinataires. D'autre part, les témoignages des hommes de sa génération n'ont pas trouvé place, sous leur forme intégrale, dans la biographie de David d'Angers. A ce double point de vue, il était donc permis de regretter que toutes les pièces du procès n'eussent pas été produites. Il nous a paru juste d'y revenir. Ce livre est un document à l'appui du livre antérieur.

Au lecteur de dire si notre publication est opportune. David n'était pas, au sens propre du mot, un lettré. Ses écrits ne revêtent pas toujours une forme irréprochable. En revanche, ils nous révèlent une intelligence élevée, sans cesse en travail; ils trahissent un cœur ardent, d'une droiture à l'abri de toute défaillance, plein de compassion pour ceux qui souffrent, de dévouement intègre pour la patrie, d'amour pour l'humanité tout entière. Nous avions

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