‹ David-Frédéric StraussChapitre 22 sur 82 · I.A NOltVKI.I.i: VIK DK JKSLS · texte numérisé non relu

I.A NOltVKI.I.i: VIK DK JKSLS

i»T;iiul pross(MitiintMil (11111 avenir iiK^illciu' (pii ;i i!is|)ir('' tous les réformateurs el tous les révolnlionnaiios, jusqnà ceuxlà mêmes qui aujourd'hui croient répudier entièrement le messianisme juif et l'évanp^ile du royaume de Dieu. C'est parce ipie Renan a le sens de ce millénarisme national et social (i) (piil nous a donné du (jaliléen une imaj^e plus vivante <pie le jiorlrail moral tracé par le théologien allemand, bien (pi'il ail voulu distinguer en Jésus, — tout comme Strauss, — le thaumaturge et le docteur, le géant sombre et le charmeur joyeux et qu'il ait essayé lui aussi de déchirer en deux lambeaux l'ûmc el la vie du Fils de riiomme.

rai IVi'uvre alleinand*' nettement supérieure. Strauss se défend dans une lettre à Zeller (de Heilbronn, 23 septembre 1864. Ausgeiv. Briefe, p. 472), en s'appuyant sur les conclu.-^ions de Colani (./«'sus- Chrisl el les Croyances messianiques de sonlemps, Strasl)OUl•i,^ 1804), qui, pour éliminer de l'enseignement de .Jésus toute i'esclialologie juive, suppose que les discours apocalyiUiques des tOvangiles synoptiques .•<ont des interpolations.

1 A cet égard, lienan forme transition entre les écrivains qui, comme Ouinet, ont reconnu avec respect le christianisme dans la Hévoiulion française et les philosophes qui, comme Nietzsche, ont condamné dans l'Kvangile la révolte des esclaves. Henan parle du jeune démocrate galiléen el des apôtres f|ui, comme les ouvriers socialistes d'aujourd'hui, ont propagé jadis la foi île rabaret en cabaret, avec un mélange de sympathie fraternelle et de supériorité ironi([ue. II les trouve un peu grossiers et matérialistes mais il respecte en eux la force d'agir qui lui manque.

Lkvy. — Strauss

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