‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 12 sur 140 · I. Vol. I. jMirl I. sect II · texte numérisé non relu

I. Vol. I. jMirl I. sect II

a. Vol. II, p. 3.

LKs PASSIONS lin

renouvellement et, parla, tend à l'acte. Analysant donc les impressions secondaires, Hume s'applique à déterminer le processus suivant lequel elles peuvent, excitant le désir, devenir motifs d'actions.

Hume distingue les passions directes — le désir et Faversion, la souffrance et la joie, Tespérance et la crainte, concomitantes avec la volition ou volonté et qui naissent (( le plus naturellement et sans la moindre préparation » du bien et du mal (lesquels ne diffèrent pas du plaisir et de la peine) — et les passions indirectes — fierté ou humilité (si l'objet qui excite médiatement ces sentiments se rapporte à l'agent) amour et haine (si cet objet se rapporte à autrui). Ces passions indirectes viennent s'ajouter à Timpression première et immédiate des passions directes et la renforcent. (( Ainsi, des vêlements de drap fin produisent le plaisir par l'impression de leur beauté : et ce plaisir engendre les passions directes, c'est-àdire les impressions de volition et de désir. Et ainsi encore, si ces habits sont considérés comme appartenant à soi-même, ce double rapport nous confère un sentiment de fierté, lequel est une passion indirecte et le plaisir qui est impliqué dans cette passion comme relatif aux affections directes, donne une force nouvelle de joie ou d'espérance à notre désir ou volition ' » .

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