‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 14 sur 140 · I. Vol. II, secl. II, p · texte numérisé non relu

I. Vol. II, secl. II, p

LES PASSIONS f\\

qualité qui agit et le sujet sur lequel elle agit. Supposons un homme fier de posséder un magnifique édifice qu'il a lui-mc^me bâti ou dont il a fourni les plans. En ce cas particulier, l'objet de la passion est lui-même et la cause est le magnifique édifice. Cette cause elle-même se subdivise en deux parties qui sont la qualité qui agit sur la passion et le sujet dans lequel cette qualité prend naissance. La qualité est la beauté et le sujet est Tédifice, considéré comme propriété de l'agent* ». Hume admet d'autre part que les qualités actives qui produisent la fierté, engendrent un plaisir particulier indépendant de la fierté qui est leur résultante directe : et « les sujets auxquels ces qualités s'appliquent sont ou bien parties de nous-mêmes ou bien quelque chose qui nous approche de très près ». Il conclut que « la cause qui excite la passion est relative à Tobjet que la nature a attribué à la passion : la sensation que la cause produit séparément est relative à la sensation de la passion. La passion est dérivée de cette double relation d'idées et d'impressions* ». Les idées sont donc celles du « sujet » excitant la passion et de (( l'objet » agent de la passion : c'est-a-dire le moi ; les impressions sont le plaisir immédiatement causé par le sujet et le plaisir de fierté. Les relations qui existent entre les idées sont les mêmes « idées natu-

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