‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 26 sur 140 · Vol. IV, p · texte numérisé non relu

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9^ LA PHILOSOPHIE THEORlQi E

Nous souffrons donc du malheur des autres, quand ceux-ci nous touchent de près, aussi bien que quand ils nous sont tout à faif étrangers, à Tunisson et par sympathie. Ces divers exemples prouvent suffisamment que le mérite que nous attachons à certaines quaUtés nait uniquement du plaisir immé diat qu'elles communiquent à celui qui les possède ou du plaisir médiat et sympathique qu'elles procurent à tous ceux qui en sont témoins et ceci en dehors de toule considération d'intérêt ou de conséquences bienfaisantes dans Tavenir. Et pourtant nous ne faisons pas de différence entre ce mérite et celui que nou« accordons aux vertus reconnues utiles. L'un et Tautre de ces deux mérites trouvent leur principe dans le même sentiment de sympathie sociale ou (le solidarité naturelle dans le bonheur ou la misère humaine.

Sur 1m gualités isunédiatei&eat agréables à antmi.

l>r luênio q\io lo choc des intérêts opposés a rtMulu ntvn'ssairr la croaiion d'un arbitrage définitif v\ qui irouxo Mon r\pres5iion dans les lois de Justice, lit» uit^nu» lo> froissomonts de vanité et d'amourpn^ju'r, ijui ivndrnient tout commerce entre les di- M>rm'> <ln^?4i»> ilr l« soi^iéto à peu près impossible, nul ilt'lc^nunir lu iTOjUii>Ti do certaines lois particulitM'i ^ iiuvi|m»lli>^ NO >JiMiuioHont les gens éclairés et

LES PRINCIPES DE LA MORALE qS

qui facilitent leurs relations : ce sont les règles de la politesse et de la bonne éducation.

C'est ainsi que nous ne devons pas craindre de considérer comme de véritables vertus, l'esprit et la franchise qui sont des qualités immédiatement agi'éables aux autres, qui encouragent les bonnes relations et qui maintiennent l'harmonie parmi ceux qui en profitent. De même la modestie, la décence, la propreté qui nous séduisent chez les autres sont médiatement utiles à la société et doivent, en conséquence, être estimées au même titre que les premières.

« Nous louons, chez un individu, l'esprit, la politesse, la modestie, les bonnes manières, et généralement toutes les qualités agréables qu'il peut posséder, alors même que cet individu n'appartient pas a notre entourage et que nous ne devions personnellement retirer aucun avantage de leur exercice. La seule idée que nous nous formons du bien qui ne manquerait point de résulter pour nous de la rencontre d'un tel homme, a une influence plaisante sur notre imagination et nous inspire une sympathie pour lui, qui se manifeste par l'approbation de ses actes. Ce rapprochement spontané fait partie intégrante de tous les jugements que nous portons sur Téducation et le caractère des individus*. »

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