I. Vol. IV, p
a. Burton, Life and Corr. of D. Hume, p. S^g.
Ainsi Hume pouvait récuser le bien-fondé de l'objection. Cependant il a préféré se placer sur son propre terrain pour la combattre. Il commence donc par établir qu'il n'existe en aucune langue de distinction parfaite entre les termes vertu et talent, vice et défaut, que c'est là une pure querelle de mots.
(( En toute occasion où je l'ai pu, j'ai évité les termes de vice et de vertu parce que quelques-unes des qualités que j'ai placées parmi les objets de louange sont appelées en anglais, talents plutôt que vertus : d'autres, objets de blâme, sont appelées défauts plutôt que vices. Et il n'existe en aucune langue de délimitation exacte entre ces termes. Il paraît cependant quon puisse s'entendre pour appeler vertueux un homme chez qui nous considérons surtout les qualités sociales, qui sont en vérité, les plus importantes * . »
Il ne faudra donc pas craindre d'appeler vertus des qualités telles que la bonne éducation, l'adresse, la politesse, la propreté, etc., qui sont véritablement sociales et auxquelles on n'hésite pas à accorder son approbation au même titre qu'à ces qualités reconnues supérieures — décence, respect de soi-même, dignité personnelle, etc., — dont elles sont les modalités et que le langage vulgaire nomme vertus. Si nous examinons la modestie, la politesse, la pro-