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LA MORAL?: PRATIQUE l/|5
plus d'importance dans TUnivcrs que celle de n'importe quel autre vivant, que celle de l'huître ou du protozoaire. C'est l'orgueil de l'homme qui lui fait croire à l'utilité supérieure de sa vie. « Un cheveu, une mouche, un insecte suffisent à détruire cet être puissant de qui la vie est de si grande importance*. ))
L'acte qui consiste à disposer de sa vie devra-t-ii être considéré criminel parce qu'il est une révolte, qui implique de la haine contre le Créateur ? Cet acte n'est que l'attestation d'une croyance à un fait, que tout le monde s'accorde à reconnaître non seulement comme possible mais comme vrai, à savoir que la vie humaine peut être malheureuse et que l'existence, en certains cas, si elle était continuée deviendrait insupportable. « Je remercie la Providence à la fois pour le bonheur que j'ai déjà éprouvé et pour le pouvoir dont elle m'a doué d'échapper au malheur qui me menace. A vous il appartient de maudire la Providence, qui imaginez follement que vous n'avez pas un semblable pouvoir et qui prolongez une vie haïe, chargée de souffrance et de maladie, de honte et de pauvreté *. »
La mort, sous quelque forme qu'elle se présente, est toujours un ordre divin. Et, comme il est permis à l'homme de chercher en toute occasion à alléger