‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 47 sur 140 · I. Vol. IV, p · texte numérisé non relu

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sa souffrance, Tacte du suicide ne sera pas plus criminel que n'importe quel autre remède dont il pourra faire usage dans une maladie. « Il n'y a aucun être qui possède quelque faculté ou puissance qu'il ne reçoive de son Créateur ; et il n'y a aucun être, pour quelque irrégulière que soit une de ses actions, qui puisse faire obstacle aux plans de la Providence ou désorganiser TUnivers. Quel que soit le motif qui détermine son acte, nous pouvons conclure, par cette seule raison qu'il le détermine, que c'est celui-là précisément qui parait le plus favorable au Créateur. La Providence, toujours inviolée, demeure placée bien' au delà des atteintes de l'homme*.))

S'il n'en était pas ainsi, comment ne serait-il pas aussi criminel d'exposer sa vie par dévoûmenl ou pour tout autre motif. Si ma vie ne m'appartenait pas en propre, si je faisais acte de révolte en en disposant librement, il serait évidemment criminel de ma part de la mettre en péril : et aucun homme ne pourrait plus mériter le titre de héros, qui, par amour de la gloire ou par amitié, s ^exposerait aux plus grands dangers, de même qu'un autre ne pourrait être appelé lâche qui, pour les mêmes motifs, mettrait un terme à sa vie.

La honte que l'on attache au suicide provient en

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