‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 50 sur 140 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La Politique

Hume peut ôUt considért^ comme le vorilable foiulaleur de l\^^onomie politique, sinon de la science sociale, A\ant lui les philosophes et les historiens depuis Th. Mun» Child, W. Temple el Davenant jusquW Uohbt^s» ^Villiam Petty, Dudley Norlh el Locke, s\Maient tous bornes à t^udier le processus et le nuVanisme des di\ers facleui^ économiques el el sociaux cxislanl de leur temps. Hume le premier a monliv rin\|H>rtanle it^lalion des fail^ économiques et de la >ie|Hdilique el sociale: en outre, s^^ppuvïint S4ins cesïJe sur les exemples des histoires ancieniH^ el nuHlernes. il a pn^jxuv la > oie au matérialisme éc\vnouùque el aux piv>isions historiques, dont on connail le rôle et rin\|H>rlance dans les doclrincs Siviales iH^uUenqx^nunes. U ne |xutiît j^s diMitcux que la jHditique de Hume ait exenv une puiss^uile :.> tluen^v sur la lluvrie ê^vnon^îque de Smilh.

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LA POLITIQUE l53

Elle se rattache à la phisolophic générale de Hume par Tunité de pensée fondée sur la sympathie sociale ou « humanité » .

Hume établit la possibilité de fonder l'économie politique comme science . (( Si grande est la force des lois et des formes particulières du gouvernement et si peu dépendent-elles des caractères et des tempéraments des hommes que les conséquences que Ton en peut tirer sont souvent aussi générales et aussi certaines que n'importe quel raisonnement mathématiqucV » Par des exemples tirés de l'histoire Hume établit les conséquences nécessaires de certaines formes de gouvernement: la démocratie sans représentant, telle qu'elle fut adoptée à Rome, et qui mettait toute la puissance législative entre les mains du peuple, introduisit, en môme temps qu'une abondance relative due aux votes des citoyens, la paresse et toutes les conséquences socialement morbides qui devaient amener l'anarchie finale.

Le gouvernement des noblesses, s'il est tel que chaque membre ne possède d'autorité qu'autant qu'il représente le corps entier, tel qu'il est mis en pratique h Venise, peut avoir les meilleurs résultats puisqu'il s'appliquera à conserver la paix et l'ordre, aucun membre n'ayant à lui seul une autorité suffisante pour agir sur les lois. Les noblesses ainsi organisées

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