‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 60 sur 140 · I. Ibid., p. 38a · texte numérisé non relu

I. Ibid., p. 38a

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le désespoir: et, même avant d'en arriver là, elles renchérissent les gages de Touvrier et du laboureur et, par le fait qu'elles augmentent le prix de toutes les denrées, appauvrissent la nation. « Les taxes les plus avantageuses sont celles qui sont levées sur les consommations, spécialement celles du Luxe parce que de pareilles impositions sont moins senties par le peuple. Elles paraissent en quelque sorte volontaires puisqu'un homme peut choisir jusqu'à quel point il veut faire usage de la denrée qui est taxée. Elles se payent par degré et d'une manière insensible et, étant confondues avec le prix naturel du produit, elles sont à peine remarquées par le consommateur. Leur seul désavantage est que les frais pour les lever sont considérables. Les taxes sur la propriété se lèvent sans grands frais mais elles ont tous les autres désavantages. Les taxes les plus pernicieuses sont celles qui sont arbitraires ; car elles deviennent, par la manière dont elles sont administrées, des sortes de punition de l'industrie ; et par leur inévitable inégaUté elles sont réellement plus à charge que par le fardeau qu'elles imposent. Ainsiil est étonnant qu'elles puissent encore être en vigueur chez certains peuples civilisés*. »

Hume termine ses discours poUtiques par la description de l'Etat idéal ou République parfaite, en

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