‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 80 sur 140 · I. Gompayré, Phil. de //urne, p · texte numérisé non relu

I. Gompayré, Phil. de //urne, p

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penser différemment des autres, les choses qui tiennent le plus à cœur. Le scepticisme de Hume est donc surtout apparent et limité aux spéculations de la raison pure * : lui-même fait la distinction très nette entre les libres jeux de Tentendement et la réalité des sciences de la vie ; il fait tenir, par la nature, ce langage aux hommes : (( Laissez-vous aller à votre passion pour la science, mais que votre science soit humaine et qu'elle ait un rapport direct avec la société, avec l'action . Les recherches subtiles, les pensées abstraites, je les interdis et je veux qu'elles soient sévèrement punies par la mélancolie pensive, par Tincertitude sans borne qu'elles vous procureront et par le froid accueil qui sera fait à vos prétendues découvertes dès qu'elles seront connues. Soyez un philosophe, mais dans votre philosophie restez avant tout un homme ^ » — « La nature, écrit-il ailleurs, maintient toujours ses droits et triomphe en définitive de tous les raisonnements abstraits. » Ainsi, loin de prétendre ébranler les croyances de son temps. Hume n'a eu en vue, dans sa morale pratique, que de les organiser avec méthode et de les corriger.

Au premier problème essentiel de la Morale, celui de la fin que nous devons nous proposer dans

I. Peut-être scrait-il plus juste de dire, nous venons de le rconnaitre, que Hume est probabilistc plus encore que sceptique.

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