‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 10 sur 291 · CHAPITRE I. o · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. o

qualités physiques, signe pour lui des qualités morales. Dieu dit intérieurement à Samuel : Oins-le, c'est celui que tu cherches, c'est lui : Unge eum, ipse est.

Personne, pas même Isaï ni ses fils, ne comprit bien la portée de l'acte de Samuel : le voisinage ne vit là qu'un présage des hautes destinées de la famille d'Isaï. L'onction n'était encore qu'une simple consécration au Seigneur. L'esprit de Dieu n'en commença pas moins à préparer mystérieusement l'âme de David à une grande vocation (1).

David reçut, au cours de sa vie, trois onctions royales : l'une à Bethléem, l'autre à Hébron, et la troisième quand il fut reconnu roi par toutes les tribus d'Israël. Ces trois onctions saintes ont été considérées comme un signe des bénédictions dont Dieu devait le combler, d'une vocation particulière et de ses destinées messianiques. Il fut entre les rois l'oint par excellence, et véritablement l'oint du Seigneur. Au début de sa vie , il fut distingué entre tous les Bethléémites : il va être distingué au milieu de tout Israël ; il sera distingué entre tous les rois par une triple consécration et par la gloire.

Ainsi Dieu préparait celui qu'il appelait à devenir la grande figure typique de Jésus, fils de David, objet final des aspirations messianiques.

(I) I Reg., \vi, 1-13.

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