‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 177 sur 291 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

breux que les cheveux de ma tête. Mes ennemis dans leur injustice m'assaillent et se fortifient. Ils veulent que je rende ce que je n'ai point ravi. »

Les cinq premiers versets ont pour objet de peindre sous les couleurs les plus vives la situation douloureuse de la victime. Le danger est si pressant que Dieu seul peut le détourner.

Rappelons que le verset 5 est cité dans le Nouveau Testament comme messianique. Cette circonstance ne permet pas de dire avec de Wette, Hengstenberg, etc., que la phrase n'a qu'un sens général et peut s'appliquer également à tous ceux qui sont persécutés. La fin du verset : Us veulent que je rende ce que je n'ai point ravi, convient parfaitement à David qui n'avait point ravi la couronne royale, puisqu'il la tenait de Dieu, et que, sans l'avoir même désirée, elle lui avait été apportée par Samuel. Ces paroles conviennent également bien au Christ et à sa royauté spirituelle. Le Christ n'avait commis aucune usurpation, et, selon saint Jean (1), celui qui n'était coupable d'aucun péché les a néanmoins tous assumés sur sa tête, afin de les expier, pour nous faire arriver à la justice.

6. « Mon Dieu, vous savez ce qu'il y a de vrai dans les actes insensés qu'on me reproche, et mes faute^ ne vous sont point cachées. »

Nous voyons dans ce verset un humble aveu de fautes véritablement commises. David en appelle à Dieu qui sait tout, et il n'entend point se justifier autrement des accusations portées contre lui. Toutefois il n'est point un

(1) I Joan., III, 5.

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