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274 DAYID PROPHÈTE.
usurpateur, et ce n'a point été un acte insensé , une folie de sa part de se déclarer roi.
Un parent de Saûl, Séméi, dit la sainte Écriture, maudissait David fuyant Absalom ; il lui jetait des pierres à lui et à tous ses gens, il maudissait le roi en ces termes : « Hors de Jérusalem, homme de sang, homme de Bélial! Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saûl : parce que tu as usurpé le royaume, tu te vois accablé des maux que tu as faits, homme de sang (1)! »
Ce verset peut parfaitement aussi s'appliquer au Christ qui se vit accusé d'usurpation et de folie lorsqu'il s'appelait Fils de Dieu, et honteusement ridiculisé par Hérode dans la passion (2). C'est de lui que l'entend saint Augustin : c( Quoi de plus semblable en effet, dit ce grand docteur, quoi de plus semblable à la folie que ce spectacle du Christ, qui d'une seule parole pouvait jeter à terre ses persécuteurs, se laissant au contraire saisir, flageller, conspuer, couronner d'épines, et attacher à une croix : c'est de la folie ; oui : mais cette folie devait triompher de toutes les sagesses (3). »
7. « Épargnez à ceux qui espèrent en vous de rougir à cause de mon nom. Seigneur, Dieu des armées. Qu'ils ne soient point confondus à cause de moi. Dieu d'Israël. »
Ce verset rappelle à son tour les paroles de saint Mat^ thieu et de saint Marc (4.). Le Christ aussi craignait que sa
(1) 11 Reg., XVI.
(2} Joan., VI, 41, 42 ; viii, 46 à 59; x, 30 à 40. — Luc. xxin, 11. — F ad Corinth., i, 25, 27.
(3) Eœplan. in psalm. lxviii.
(4) Bealiis qui non fuerit scandalizatus in me (Matth. xi, 6). — Omnes scandalizabimini in me innocte ista, quia scriplum est : Peiculiam pastorem et dispergenlur oves. (Marc, xiv, 27.)