‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 37 sur 291 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

David s'ouvrit au repentir; il laissa s'en échapper ce cri : « Peccavi^ j'ai péché. » Le prophète fut ému d'un aveu qui hii révélait par son accent un cœur brisé de douleur, et il ajouta : « Jéhovah connaît votre repentir; vous ne subirez point la mort que votre faute a méritée. Cependant, parce que vous avez , par ce scandale , donné aux ennemis de Jéhovah l'occasion de le blasphémer, l'enfant de votre crime ne vivra pas. »

Après avoir dit ces mots, Nathan se retira, laissant le roi à ses remords et à ses larmes.

Prosterné dans la solitude de son palais, courbé sous le poids de cette parole : Tu es ille vir, qui pesait sur sa conscience coupable comme un premier châtiment, David traduisit sa douleur en des accents de déchirement qui n'avaient d'égale que la morsure cuisante de ses remords. Résumant en lui toutes les douleurs et tous les repentirs d'un chrétien tombé, il s'écria : « Miserere mei, Deus, secundum magnam miser icordiam tuam! »

On sait la suite de ce chant que les âmes repentantes ne cesseront jamais de redire; on sait la pénitence de David et les sanglots de ses nuits sans sommeil. Malgré tant de larmes, la sentence de Jéhovah s'exécuta. L'enfant du crime mourut : David en ressentit une grande douleur. « Tant qu'il a vécu, dit-il en apprenant sa mort, j'ai persévéré dans le jeûne et dans les larmes. Je m'entretenais dans cette espérance : Peut-être Jéhovah se laissera-t-il fléchir à mes supplications ; mais maintenant c'est moi plutôt qui irai à l'enfant : il ne reviendra jamais vers moi (1). ->>

Mais qu'était-ce que la mort d'un enfant nouveau-né auprès de la honte des crimes de toutes sortes qui allaient souiller, déshonorer et ensanglanter sa maison ?

(1) II Reg., XI et XII.

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