‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 38 sur 291 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Les avenues du trône royal avaient été pour David des chemins semés d'épines et pleins de douleurs : le trône, quand il y fut monté, ne le préserva point de nouvelles et terribles épreuves. Le trouble qui s'introduisit dans sa famille, s'étendit à l'État et menaça sa couronne. Ammon, son fils, avait déshonoré sa propre sœur, Thamar. Absalom, né de Maacha, la mère de Thamar, vengea sa sœur en tuant Ammon, et courut se réfugier chez son grandpère maternel , le roi de Jessur (1). En commettant ce meurtre, Absalom avait peut-être moins obéi au préjugé oriental, qui commande ces sortes de vengeance, qu'à sa propre ambition. Ammon était son aîné et devait régner avant lui. Revenu à Jérusalem, le meurtrier demeura en disgrâce pendant deux ans. Son père refusait de le voir. L'industrieuse intervention de Joab lui procura son pardon (2). Rentré en grâce , il se montra peu reconnaissant. On le vit s'appliquer à flatter le peuple pour capter sa faveur. Ses avantages extérieurs l'aidaient singulièrement. C'était le plus bel homme de son temps ; il avait dépassé la trentaine et atteint la plénitude de sa mâle vigueur. Chaque année, quand il faisait couper ses beaux

(1) 11 Reg., XIII.

(2) II Reg., XIV.

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