‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 55 sur 291 · DE LA PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

DE LA PREMIERE PARTIE

L'intérêt de la vie, mouvementée jusqu'au drame, do David berger, fugitif et roi d'Israël, suffirait pour lui assigner une place d'honneur entre les récits les plus remarquables de l'histoire de l'humanité. L'âge reculé où les faits s'accomplissent ajoute singulièrement à leur prix. Avons-nous besoin de dire de quelle valeur est pour l'historien, l'archéologue et le poète, le tableau vivant des mœurs, tantôt barbares, tantôt adoucies, toujours poétiques, d'un peuple séparé par deux siècles à peine des héros d'Homère? Qu'il nous soit permis d'inviter le lecteur à lire dans le texte lui-même la vie de David, et de faire observer combien déraisonnable et injuste est l'ostracisme qui a banni l'histoire sainte des programmes de nos écoles. Depuis deux siècles bientôt, les ennemis du christianisme se sont attachés à dénigrer perfidement tout ce qui le touche. David a été et reste encore une des victimes do leurs attaques passionnées.

PourM. Renan, ce roi d'Israël est, ni plus ni moins, « un ^^^^ négus, un brigand, un condottiere ». Le lecteur sait main- ^"^^^ tenant ce qu'il faut en penser. Nous ne voulons répondre à cet auteur que par les faits eux-mêmes de l'histoire ; nous n'entendons point le réfuter ici autrement. Un mot seulement à ceux qui reproduisent les accusations du dix-huitième siècle.

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