‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 63 sur 291 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

poésie, la religion feront de cette pauvre et stérile colline des Jébuséens le lieu de la terre le plus connu, le plus célèbre et le plus saint du monde.

Si je l'oublie, Jérusalem,

Que ma main droite se dessèche !

Que ma langue s'attache à mon palais,

Si tu ne vis toujours dans mon souvenir (1).

L'établissement de la capitale à Jérusalem donne un aspect tout nouveau à la personne de David et à l'histoire de la monarchie. Jusqu'alors David avait été roi au même titre que Satil , au même titre que les rois des peuplades voisines. Chaque petit prince gouvernait son petit État sans se préoccuper de se créer d'autres relations ;/-^^ que celles qui devenaient nécessaires pour assurer le i,^^^^^ commerce et la défense du territoire. Mais, Jérusalem fondée et le palais bâti , David et avec lui le royaume ^ d'Israël gagnent en prépondérance de jour en jour. On j^^^^^^ 4 tend à se mettre sur le pied des grandes monarchies orientales de l'Egypte et de la Perse, le roi s'organise une cour et fonde enfin cet empire dont les limites avaient été soigneusement tracées dans les prophéties concernant le peuple de Dieu. « Je donnerai, dit Dieu à Abraham, toute « cette terre à ta race, depuis le torrent de l'Egypte ]us- (( qu'au grand fleuve deTEuphrate (2). »

L'agrandissement du territoire national, l'extension du pouvoir et de la situation de David exaltèrent les espérances messianiques. Les prophéties, dont l'accomplissement n'avait été jusqu'ici qu'un objet de foi, parurent entrer dans le domaine des faits accomplis. On le proclamait à la €our; on le répétait dans tout l'empire de David.

(Ij Psal. cxxxvi.

(2) Gènes., xv, 18-21.

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