II. — Le Culte
Tout le monde sait que Moïse, pour assurer le culte public de Dieu, a fondé des institutions qui, malgré les modifications que les besoins, le temps et les circonstances amènent, ont néanmoins subsisté, plus ou moins pratiquées en Israël, jusqu'à nos jours. La seule question que nous pouvons nous poser, est celle-ci : Quel était l'état où se trouvaient ces institutions, quand David monta sur le trône? Sans sortir des grandes lignes imposées par Moïse, qu'a fait Da^dd pour le progrès et la splendeur du culte? L'histoire du roi-prophète, depuis son intronisation, nous instruit à cet égard.
La grande cérémonie de la translation de l'arche, qui eut lieu dès le commencement de son règne, nous semble la ligne de démarcation entre le culte, tel qu'il était pratiqué au temps de Samuel, et le culte sous David, Salomon et leurs successeurs. On voit poindre, dans les additions faites au cérémonial au moment de la translation, ce que David entendait réaliser plus tard.
Le culte au temps d'Héli révèle une décadence presque complète. Nous ignorons ce que Samuel fit pour le relever ; il est à croire qu'il se borna à supprimer les abus les plus criants, et à rappeler les prescriptions mosaïques sans établir rien de considérable.
Jusqu'à David , le tabernacle avait partagé la destinée du peuple de Dieu. Il avait été errant sur la terre, suivant les armées dans les diverses expéditions, changeant de lieu, selon que les besoins politiques ou militaires de la nation l'avaient exigé.
A leur entrée dans la Terre promise, bien que s'étant présentés en ennemis et en conquérants, renversant les