‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 84 sur 291 · II. — Les Conseillers de David, les Intendants · texte numérisé non relu

II. — Les Conseillers de David, les Intendants

Avant David, parce qu'il n'y avait aucun chef administrant et gouvernant dans toute l'acception du mot, il n'y avait point non plus en Israël de fonctionnaires dans l'État. Même sous Saûl, chaque tribu était indépendante ; tous les pouvoirs locaux étaient héréditaires ; on ne faisait aucune loi nouvelle; tout était réglé par l'usage et par Moïse. Point de travaux publics : ce genre d'entreprise était inconnu.

Il n'y avait donc , à proprement parler, aucun fonctionnaire de l'État, aucun employé à rétribuer ou à nommer. Donc, point de trésor public; ni charges ni impôts. Les Hébreux étaient tenus, à la vérité, à payer la dime ; mais ce n'était point un impôt : c'était une indemnité due à Dieu et aux lévites qui n'avaient pas reçu de lot dans le partage delà Terre promise. Les Israélites pouvaient être ainsi considérés comme les fermiers de Jéhovah et de ses prêtres : ils payaient la dime comme un fermier paie son bail à son propriétaire, avec cette différence que chacun s'acquittait de cette dette selon sa conscience. Par conséquent, pas de collecteurs de dîmes, pas de publicains pour exiger le paiement.

Cette simplicité dans l'organisation sociale se retrouvait dans la vie privée. Tous nos besoins factices, tous les raffinements du luxe et de la table n'existaient pas plus pour les Hébreux du temps des juges que pour les Bédouins d'aujourd'hui. Les artisans n'y sont qu'à l'état d'exception, comme les fondeurs et les orfèvres au temps de la sortie d'Egypte. Aucun métier : ni cordonnier, ni boulanger, ni boucher : il n'y avait que des agriculteurs

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