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Le 5 avril, les maraudeurs furent conduits sous escorte de Mcntréal à Toronto, où devait s'instruire cette cause.
L'issue paraissait peu à craindre, et l'opinion générale était que les accusés seraient mis en hberté après quelques mois de prison, ou même après avoir seulement payé une amende plus ou moins forte.
Ce fut le 10 avril que les raiders comparurenc devant le juge.
Après un court examen, Teavis, Swager, Spun et Hutchinson, dont la conduite parut à l'abri de toute accusation, furent immédiatement mis en en liberté.
Young seul fut renvoyé de nouveau en prison pour subir son procès aux prochaines assises criminelles.
À Toronto, comme à Montréal, toutes les sympathies se déclarèrent pour les jeunes Sudistes, et là aussi les acclamations retentirent dans l’enceinte du palais de justice, lorsque quatre d’entre eux furent définitivement mis en liberté.
Quaut à Young, que sa qualité de chef mettait
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en évidence et sur qui retombèrent les plus rudes épreuves, il fut admis à caution.
Quelle fut sa destinée après ces événements ? Comment parvint-il à sortir du Canada et à rentrer dans les États confédérés ? Par quelles manifestations fut-il salué à son retour dans sa ville natale ? Quels nouveaux deuils trouva-t-il dans ses foyers, déjà si désolés par cette désastreuse guerre ?
Nous n'avons pu réussir à retrouve: les traces de ce courageux chef de bande. La paix, qui ne tarda pas à être conclue, lui permit sans doute de regagner ses foyers, sans être molesté par les
autorités américaines.
Peut-être des recherches plus attentives nous permettraient-elles de lever un coin du voile qui nous dérobe les événements qui marquèrent la suite de sa vie. Il y aurait sans doute, dans ces révélations, plus d'une page émouvante et pleine d'intérêt pour le lecteur, qui a suivi, avec sympathie, les péripéties du drame dont Young a été le principal acteur.
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