‹ Davout, maréchal d'empire, duc d'Auerstaedt, prince d'EckmühlChapitre 13 sur 42 · ARMÉE D'ITALIE · texte numérisé non relu

ARMÉE D'ITALIE

Au commencement de juillet le général Davout était à Paris, il y trouva Bonaparte revenu d'Italie pour annoncer lui-même à la France Féclalant triomphe qu'il venait de remporter à Marengo. Le Premier Consul le reçut aussitôt, et le grade de général de division, que cette fois il n'eut garde de refuser, fut pour Davout la récompense justement méritée de ses services. Le 3 juillet 1800, Carnot, ministre.de la guerre, le lui annonçait en ces termes :

Paris le 15 messidor an VlII.

Je vous annonce, citoyen général, que le Premier Consul vous a nommé général de division par arrêté du 14 de ce mois. Vous êtes en conséquence autorisé à porter les marques distinctives de ce grade et à jouir des prérogatives et du traitement qui lui sont attribués : en attendant que je vous fasse parvenir votre brevet, la présente vous en tiendra lieu. — Conformément aux intentions du Premier Consul, je vous adresse cy joint des ordres de service pour Tarmée d'Italie. Veuillez bien, citoyen général, m*en accuser réception.

Salut et fraternité.

Carnot.

90 DAVOUT, MARÉCHAL D'EMPIRR

Par une seconde lettre du même jour le ministre précisait au jeune général le genre de commandement qui lui était attribué : « En exécution des ordres du Premier Consul, lui écrivait Carnot, vous voudrez bien vous rendre à l'armée d'Italie pour y prendre le commandement de la cavalerie. Je donne avis de votre nomination au général en chef de cetle armée. »

Davout ne prolongea son séjour à Paris que le temps nécessaire à faire les préparatifs de son départ et à prendre les ordres du Premier Consul qui venait de s'installer à la Malmaison. Le 11 juillet il y prenait congé de Bonaparte et se mettait en route vers l'Italie ainsi que nous l'apprend lettre suivante qu'il adressait au général Lefebvre :

Au Général Sénateur Lefebvre.

J'ai bien été ce matin, mon Général, chez le Premier Consul. Je ne l'ai vu qu'à déjeuner, immédiatement après il est parti pour Paris. Il m'a été impossible de trouver l'occasion de lui parler du sabre d'Oudinot, je vous en préviens. Dans un quart d'heure, je monte en voiture pour ma destination. Je prie Madame Lefebvre d'agréer mes hommages. Je vous prie de me croire, mon cher général, avec toute l'estime et la considération possible,

Votre compatriote.

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