Mazade. Correspond. Davoul, t. !*«•. p
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naissance de ce qui s'y fait et donnera des ordres nécessaires. »
Sur ces entrefaites était survenue une affaire d'espionnage, dont la mauvaise foi de Goldschmidt, compilateur passionné et infidèle, s'est emparée pour attaquer d'une manière aussi injuste qu'odieuse le caractère et le rôle de Davout. La correspondance échangée à cet égard entre le général et le Premier Consul permet heureusement de rétablir les faits et de les présenter sous leur véritable jour.
Un certain baron de Bi'ilow avait été arrêté dans une des baraques du camp de la 21% où il s'était introduit. Dans une longue lettre du 27 brumaire ', Davout rend coimpte au Premier Consul de cette arrestation ainsi que des interrogataires et des tentatives de corruption et d'évasion du prisonnier. Cette lettre devait joindre Bonaparte à Boulogne, mais il était déjà reparti pour Paris. L'officier, qui en était porteur, la remit donc à Davout, qui, le 29 brumaire, l'expédia à Paris en l'accompagnant de la lettre suivante : .
J'ai eu rhonneur, vous croyant à Boulogne, de vous adresser un de mes aides de camp, pour vous faire connaître lesi mesures de sûreté que j'ai cru devoir prendre contre un aventurier. Vous trouverez ci-joints les détails qui me sont revenus de Boulogne. Cette affaire, depuis mon rapport, est toujours dans le môme état. Le baron de Biilow, s'étant aperçu que ses lettres à sa femme et à M. de Markoff étaient interceptées, ne dit plus rien h ses gardes. Il est toujours dans de grandes inquiétudes. Son passeport était visé, comme je vous l'ai annoncé, par le ministre Laforêt ; mais il ne semble pas en avoir fait