‹ Davout, maréchal d'empire, duc d'Auerstaedt, prince d'EckmühlChapitre 20 sur 42 · Mazadc. Correspend, Dat^ouf, t. l**»". p · texte numérisé non relu

Mazadc. Correspend, Dat^ouf, t. l**»". p

CAMP DE BHUGES 127

usage depuis son entrée sur le territoire français, puisqu'il n'était revêtu d'aucun visa.

A ces deux lettres, Bonaparte répondit le !•' frimaire : « Je reçois écrîvil-il à Davout, votre lettre du 27 brumaire, par laquelle vous me rendez compte de l'arrestation du nommé Bùlow. Au lieu de le retenir dans une maison particulière, il faut le mettre au secret, en prison ; nommer une commission de cinq officiers pour le juger dans les vingt-quatre heures comme espion et le faire fusiller. Cet exemple est nécessaire, nos côtes sont inondées de ces misérables. »

L'ordrç était formel, Davout n'avait qu'à obéir : « Vos ordres, écrit-il au Consul le 5 frimaire, pour la mise en jugement de cet espion recevront leur exécution et, sous huit jours, il sera fusillé à moins que vous ne m'envoyez l'ordre de suspendre, pour faciliter les recherches auxquelles le Grand Juge paraît mettre de l'importance. »

Le contre ordre ne vint pas, la justice suivit son cours '.

L'institution de notre grand ordre national de Légion d'honneur remonte aux derniers mois de cette année 1803. Davout devait en être un des premiers membres. Son alliance avec la famille du Premier Consul et, mieux encore, ses services et sa situation de commandant en chef, le désignaient tout naturellement pour celte distinction. Le 20 frimaire an XII (12 décembre 1803), le Grand Chancelier de l'ordre, Lacépède, lui en fit part par la lettre suivante :

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