‹ Davout, maréchal d'empire, duc d'Auerstaedt, prince d'EckmühlChapitre 35 sur 42 · Mazade. Corresp. Davoul, t. ÏI, p · texte numérisé non relu

Mazade. Corresp. Davoul, t. ÏI, p

mesure définitive ; mais après son départ ces messieurs ne se sont occupés que des moyens d'éluder les promesses qu'ils avaient faites et cette séance n'a eu aucun résultat. Instruit de cet état de choses, je me suis rendu à Varsovie. Je vous adresse copie de mes lettres des 26 et 27 à H. le Résident S qui a convoqué en conséquence une assemblée extraordinaire du conseil, qui a. enfin eu un résultat. Il n'y avait plus moyen de refuser sans donner les preuves de la plus insigne malveillance. L'article 2 ayant une rédaction très énigmatique j'ai écrit à M. le Résident pour en réclamer une plus claire et qui ne laissât rien à la malveillance. Jusqu'à ce que le décret produise son influence dans les départements, il pourra y survenir encore quelques difficultés, mais qui seront de peu d'importance. Les comptes que j'adresse au major général ^ donnant des détails, je ne les répéterai pas à Votre Majesté.

Cependant la crise, que Davout avait espéré voir conjurer par le décret du Conseil des ministres du 27 mars, reprenait tout à coup, par l'effet des fausses mesures du gouvernement, une nouvelle acuité. Le 12 avril, le Maréchal en rendant compte à TEmpereur, lui écrivait :

Le ministre des finances a donné l'ordre de ne recevoir dans toutes les caisses qu'un tiers en billon au taux de la réduction et les deux autres tiers en courant. Cela ayant été connu a été le prétexte d'un'nouvel agiotage, et dans les quarante-huit heures le billon perdait 18 au delà de la réduction portée à 33 1/3 pour iOO, ce qui faisait 51 1/3 pour iOO de perte. Les boutiques ont été de nouveau fermées; c'est surtout dans les déparlements que l'inquiétude est extrême. Le gouvernement ayant alors rendu le décret, dont copie est ci-jointe, tout est rentré dans Tordre. On n'a rien négligé pour nous

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