HAN
< | mencent vers Îa fin du AU:
À 2e 2) h siècle à se faire l'écho des con-
0 Se
: que les concerts, l'opéra, les ‘académies font naître à tout moment parmi les honnêtes gens. Et bientôt les enquêtes et les polé- miques propoquées par le plaisir à la mode force-
ronf l'intérêt des lifférateurs. “ Qu’ est-ce, en un mot, que la musique? « se demande le “ Mercure”.
Simple: effet d'un. heureux Poser! 2 Présent de la nature ou triomphe de l'art?
Est-elle libre ou dépendante ?
Comment avec tant de douceur,
1 QUES. pee » toujours charmante,
S& brochures, les périodiques com-
{Â versations doctes ou enjouées
ffercure,
non, 1728,.
Sait-elle triompher des cœurs?
Quel est cet attrait sympathique | Ce son attendrissant, ce murmure flatteur ?
Ce doux je ne sais quoi qui répeille et qui pique, .
Qui suit le trouble et la langueur, Et qu'on sent mieux qu'on ne l'explique €
… Comment la musique prend-elle place parmi les autres arts; comment s’accorde-t-elle avec la
poétique recue. Est-elle une illusion, un danger, … un bieniait, un progrès ? Jusqu’à quel point deponsnous nous livrer à ses charmes? Ces questions en mille autres semblables se pressent devant un pu blic de plus en plus avide des joies musicales. 4
l'effort de hulli, à l’intrusion de la nouvelle musique
italienne, succède une lifiérature dogmatique a critique dont nous ne connaissons plus quère …
aujourd’hui que les démélés de bheceri contre Raguenei, et qui se troupe disséminée dans une | infinité d’ouvrages pariaitement oubliés, ha musique
quitte les traités volumineux où elle avait pour ainsi
dire rassemblé ses forces fhéoriques aux siècles précédents, par les soins des Cerone, des Salinas, des Kircher, Que pouvait-elle encore produire en ce
genre après la gigantesque “ Barmonie universelle” +
du Père Mersenne, cette “ Somme ”’ de l’art mu-
sical? De même qu’elle abandonne l’ampleur des
cathédrales pour émigrer pers;l’opéra, vers le concert spirituel, de même elle déserte [es in-folios, ef envahit les gazeltes. Du haut en bas du Parnasse
0 etai oi ce ; qui ne pour enfraîner sa pensée loin
| nes es es. pe fau à .
. A da Los g ces
pe habliuels, il je mille |
précaufions, mesures. fie end F pique redoute rien fani que l'ejfort, et il songe apant tout
Malgré ses allures dogmatiques il ne tient pas à poursuivre bien loin des recherches délicates entre
‘se confente aisément d'idées générales. D'ailleurs Ja somme des connaissances musicales qui alimen- tent ceife curiosité n’est pas encore très considé- | rable, D’oublions pas que, pour le gros des honnêtes gens, la musique sous Ia Régence se réduit en quelque sorte à l’opéra ef à ses déripés. ba Musique instrumentale, malgré son rapide
portons aciuellement, est encore au temps de
Nous dllons voir bientôt combien Ses droits ü
. des docirines éminemment françaises, b’insuffsance des arlistes, et surtout des amafeurs, les imperfections de l'exécution, empéchèrent assez
mais l'inquiète, la projondeur l’éloigne et ne
à se jouer à la surface de ce qu’on lui présente.
joutes; et sa curiosité, assez rapidement épuisée,
essor, malgré l’intérêt historique que nous lui
Couperin une nouveauté qui n'a pas eu le Loisir . de s’ imposer définitivement äü Vattention publique,
l'existence furent discutés, mis en question et par
longtemps Ia grande masse des auditeurs de se familiariser avec Ia musique pure, L’impatiente apostrophe de Fontenelle: “ Sonaie que me Deuxtu ?””, caractérise on ne peut mieux celle indifférence des contemporains à l’égard des réalités audities, lorsqu'elles se présenfaient devant eux seules ei. sans Îe secours d'associations verbales ou.
machines et l'influence presque journalière de ses
ci : ire conscience de Jui- - même.
donc s'étonner de Doir [es docrinaires
de Ha 5 ee: à régner.
ns “beau feu” n’est pas sans danger.
n donnant à à un certain mode d'expression musicale
1. gris time en province, “Part de bull a déciément qu piace dans la culture LAAAE il jouit
mo “+ n’ approuve pos, n mais dont personne n’ ignore < a nature, Par sa gloire, par Le spectacle de ses
Fine au ee la Het cn .
une. imporiance exirème ed one l'opéra de :
‘| Le à. feur argumentation ? “Thésée”, is”? cou les “ est Vénifiennes ” ne sonf-elles
to he de Ioedlet fe ci . | les documents, et bai
et dut de . — générale du Beau. musical, ce AUIRF siècle, semble 4h î
er
… Saisir ce gi l’on veut réveiller dans le cerpeau l’i
Da Duval,
. les rapports que l'expérience Jui a appris : s ’accordl
0 Édirecieuses IE, p. 271,
serait donc à [a fois un art. d'imitation et d’ pression. Reconnaissons | dons celte docir
0 sumpaitiques qi unissent l'âme Humair
oo“ Chaque do den il Lt a un fon pour s’e)
par oreille les i perse d'où is son ré des images à : |
rotion, de ci DIE de de :
… frappé son cerveau. be Jangage de Dore.
Ia haine, de l'indifférence, de la fureur, de la
| fesse, de la langueur ont fléchi ses fibres: son
émue selon les lois de l’union qu elle 0. apec | z
ses émotions, de noupeaux mouvements
” frémoussement qu’ils recoipent dans les organes de Ja voix, ils y forment les différents tons de Ia
Jui-même; il peint pour ainsi dire les passio
ons et les S.
primer ”, dit Cortaud. C’est ce ton : qu’ ‘il s’agit d
qui fui correspond. “ be musicien n° ayant reçu qu fait
corps, fait prendre. aux esprits, en conséquence de
musique. be musicien n’a qu’à mettre dans cest
‘avec l'oreille; après cela il ne manque jama d’exciter dans les autres les émofions | qu’il éprouve
les fait naître des fons qu’il a mesurés. Voilà. d'où dépend le charme de ces arts ”, En un mof, Partiste reproduit, en musique, des. données pruntées à [a réalité, et, après les apoir éprouvées lui-même, les communique à l'auditeur, ba musique
traits essentiels de lobjectipisme. Co nNeN
ne. ele échappé û l'influente. d’une conception qui s’imposait à fous les arts, à la philosophie, à la politique, et dont Le règne dépassera le AU siècle? Ba plus jeune parmi les sciences du Beau, l'esthétique musicale héritait de doctrines
= dirige son affention d’abord et avant tout sur l'acte : de reproduction por lequel l’êéme humaine réfléchit — pour ainsi dire comme un miroir fidèle les réalités … objectipes. A ses yeux [e phénomène réflexe, (limitation) est essentiel, primordial, et le plus
raison d’être de l’activité psychologique, Ce que
1715, qu’en second lieu, ef constitue moins une création proprement dite qu’une réapparition. Disfinguer netfement ces deux états, les opposer l’un à l’autre, et maintenir entre eux l’équilibre, telle
…objectipiste. .
n Programme parlieulièrement délicat à réaliser © Jorsqu' il s’agit de la musique. Cor ici limitation de Ia nafure est infiniment moins flagrante que . parfout ailleurs, à cause de Ia nature même de ceffe imitation. Directe ef maférielle [a reproduction … des sons et des bruits extérieurs ne saurait expliquer qu'une partie, et une partie assez peu consiou de la LE Malgré ses sympathies
qu’elle n’avaif pas contribué à former et se conformait aux idées reçues. II est donc naturel qu’elle :
important de fous, en fait et en droit: il forme la
nous considérons aujourd’hui comme l'effort créateur (Pexpression) ne pienf, dans Ia doctrine de
était la fâche que depait ee l'esthétique A
nn dm sm don des | LL
| 7 as, D. 50, :
| ci 4) micro 4 te | EG fe musicien ‘use ESe
e l'esthétique musicale de 1715 inpoquait sans LA
cette noie, Rien n’était plus. antipathique ü to e
. et à leurs habitudes intellectuelles, Il faut que Le
cherchait à ce } moment [a iéiéalion Mines dans Ja transmutation des métaux. Et c’est lui que
comprendre, lorsqu'elle voulait se : soustraire aux difficultés d’un dualisme irritant. hi | De croyons pas cependant que L'abbé Dubse et ses confrères se soient apancés bien loin dans
: Ieurs aspirations, plus opposé à leurs préférenc
phénomène musical ait eu impérieusement besoin de celle conception pour avoir contraint [es jrançais | à en jaire usage malgré eux. Encore n’ont-ils point pris l'entière responsabilité de pareilles spécular tions. Saint Augustin, Pythagore, Cicéron, Î science antique, l’érudition de la Renaissance leu paraissent à peine des garanis assez “sûrs de Ces raisonnements franscendants, et, il faut bien le croire, l'autorité de la tradition a plus que fout autre chose protégé ces rêperies contre l’oubl el l’incompréhension d’une mentalité hostile. Ecoufons par exemple le langage résigné de Bonnet “bes pères de l'Eglise et Îles proionds philosophe de l'antiquité prétendent que c’est sur les principes. de celte musique nafurelle que Dieu a créé l’univers et qu’il en’a formé l’arrangement avec la première mafière. C’est sur ce fondement qu’ils le qualifient quelquefois de grand musicien et d’architecte du monde... Ce sont à Ia périté des faits miraculeux, auxquels néanmoins nous depons soumelire none
sde Pr", ie
le l'idée de Dieu... Je n’enfreprendrai pas d’en
lire rien de définitif, celte matière sublime est Iu-desSus de MG connaissance ; il faut s’en
: que par rapport à l’histoire générale de [a musique,
foutes ces erreurs: mais il est bon de tout savoir,”
songe GUX forces fécondes, aux énergies eificaces
science musicale, si elles avaient été accueillies
pisme obligé, quoiqu'il en aiïf, de recourir à l’aide
LS
Ù ones dur Los essentiellement] Zobjectif, le
fa musique ie qui passe pour être € émanée |
+. ces preues, je n'ai traité de ces des
Cent fois et partout ce même fhème d’une musique surnoturelle, : se traîne lamentable, incompris, tra-
pesti au hasard d’une théologie bornée ou d’une k éléologie enfantine, De [à un arrière-plan philoso-
phique nuageux et flou, décevant et insaisissable, Commun aux œuvres dont nous parlons et qui leur donne je ne sais quel aspect de spéculations superlues, comme un parfum d’insincérité qui les a - : condamnées à loubli. Spectacle navrant si l’on
que de telles idées pouvaient communiquer à [a
d’une conception qui lui est hostile. Partant anec
. RE er GUX BBQ ef aux ‘ sentiments de ceux. .
Bist, de Ia danse, p.193
sachant bien que ces opinions... ne sont plus du goût du siècle qui est entièrement désabusé de
pe 2
apec un enthousiasme compétent. Spectacle plai- . … sant d'autre part lorsqu'on se représente l’objecti-
rationalisme aboutit insensiblement à “de vagues
métaphysiques.” N'est-ce point une ironie? Remar- |:
quons que le dogme de limitation de la nature eut pu suflire à fonder lui seul une doctrine du beau sonore; mais à celle condition cependant, de s’en
tenir strictement à la musique “imitatine”, Pourquoi
les contemporains de Boismortier ne l’onf-ils pas poulu ainsi? Pourquoi ont-ils épifé cette solution
très logique? Parceque leur imitation n’était pas .
sincère. Parcequ ils ne souhaitaient rien moins que de se soumeitre à [a fatale impersonnalité du monde
extérieur, parceque leurs intentions étaient doubles. D'un côlé Ia réalité des données naturelles [eur
paraîssait indispensable; mais, d'autre part, ils
entendaient conserver l’entière liberté de leur moi,
ba musique purement imitative [es eût condamnés à copier mécaniquement ce qui [eur venait du
dehors ; elle se fut opposée à la manifestation des sentiments individuels, elle s’éloignait des arts
expressifs, esthétique Ia repousse donc et lui préfère le système de limitation sentimentale, qui
saupaif [es apparences objectives fout en facilitant ..
la liberté des goûts.
| Est-il besoin d’insister pour montrer combien à l'esthétique musicale proprement dite, celle qui »
proiesse des doctrines philosophiques et générales,
qui dogmatise ‘ex cathedra ”, est encore faible- | 0 ment constituée apant 1730. Ces premiers esSais,
malgré [eur nombre, échappent à Ia discussion par l'inertie même de leurs procédés. Quitions donc
lues: U 7 se RU ie all
enfin plus mondain que les “ Gazeites de Bollande”’ OÙ les “ Mémoires des Trépoux ”, qui préfèrent à Ia critique d'art, l’érudition littéraire, Son fitre 1 même Je un aux anciens et aux arlistes:
és ne anonyme fous ainsi dire 7
nasse ”. de de it S étend à de d'objels ne que ses collahorafeurs sont plus nombreux. Il est
r coie ee ‘cinq a “HAE ne. Cu À ls et de ju parus qu cours de
| D'a-t-elle point en effet sa place parmi Ces nou-
| Aloût 1726,
. tent de traiter avec rigueur, mais que tous sont avides
porte les nouvelles à trapers la France, avant [a mort de bulli, [a musique a sa plac Je “ Mercure”, Tantôt suppléments notés, petits airs “à chanter et à boire”, répertoires obligés
par l'intéressé ou ses amis. Toutes ces. nouvelles
Peut-être aussi n’ est-il pas foujours très sûr de l'accueil réserné à ses efforts artistiques ; etil
S applique ingénieusement à les rendre cimables.
ne En pous parlant de poésie dramatique, qui tien-
* nent le premier rang parmi les plus grands OU-
uillet 1706, p.263,
: bien : “Ne vous attendez pas, Madame, que j aille
# Quoique Ia musique ne soit pas. si nécessaire
( musique An un plaisir en par ‘excellence.
veautés de Ia mode et du bel air, que certains affec-
de connaître et dont Le “ Messager des dieux” col-
de foutes Îles compagnies ; tantôt avertissements qui annoncent les œupres récentes, les décès des musiciens; ça et l& enfin quelques anecdotes quelques récits de province, que l’on sent écrit
sont honnêtes, bien fournées et exemples de malice, Cor Mercure est plutôt bénévole que méchan
Drages de la poésie, dit-il un jour, je vous en enpoi un Jyrique, c’est-à-dire un des plus petits ?”, 2
faire ici une application à des matières bien rele bées; il ne s’agit que de musique ”, » Ou encore
que toutes [es choses dont je biens de DOUS parler, elle ne laisse pas d’être utile, puisqu'elle peut serDir à délasser les hommes une d'un en
qui réussissent dans cet art”, Mercure sait épiter l'insistance fécheuse, “ Huiscone ces demi-critiques qui ennuient quelquefois ceux qui les lisent,
SauDOns-Nous à la javeur d’un mariage”. On ne
ne doit jamais donner son sentiment pour règle
fait justifiables ? Pourquoi Ia musique aurait-elle [e malheureux pripilège d’être privée de critique
il est aisé de poir d’où piennent ses appréhensions. Pour le lecteur de 1690 un dogme musical n’existe una Des Los HAQUES, des déclamations sans
qui déplaisent à ceux sur qui elles sont jaites, et qui embarrassent souvent ceux qui les font; et ,
sur une chose dont on peut juger si différemment ”. Ces scrupules de la critique sont-ils fout à
dogmatique ? Mercure ne nous l’apprend pas, mais
long ul 4 qu u'elle : n est pas cie à û Ceux
Octobre 1714, p.257,
saurait être plus galant. Mais cette modestie n’est pas seulement oraloire, elle a ses motifs. ba critique musicale ne connaît pas encore bien ses droits
à cette époque. Par contre, elle n’ignore pas combien le public est peu disposé à subir ses arrêts}; is elle prévient le lecteur par sa courtoisie etva même jusqu” à s’humilier devant lui, “ Je ne parlerai pas de la musique, écrit encore le “ Mercure”, parce qu’ elle n’a pas un point de beauté comme beau- COUP d’autres choses. Chacun juge de la beauté d’un ouDrage de musique selon que cet ouprage est conforme à son goût. Ainsi quoi que je puisse dire a de la musique de (Mr. Collasse, ce que j’en dirais
ne serait pas généralement recu, ef un particulier
| Nonembre 1687, p.268.
d pas ne un nl su critique? Eveiller la mélianc de l'esprit est un mauvais | Feien dev ces D
. au D "aiment pos sans & qu.
homme a le sv dire &
flexions surlesdé-
| Octobre 1m P- 102.
au mé or cas à qui il pets ne CA ba nt de ces messieurs montrent 1 jh fer. He faut-il no pour donner .
14 coli
À nes re id
fauts d'autrui, IL
pour appuyer la médisance, on saisit un faux air
Décembre 1714, p. 230,
‘sorte qu’il suffit à un musicien de dire qu’ un opéra
qui il a ait plaisir, de faire un aveu. Cependant,
fout est pillé... Si l'acteur ou l'actrice sont enrhu
pas le seul à se lamenter ainsi. “he public, dit
dûment prévenu pour ou contre Ja pièce; avant | le lever de la toile, les émissaires louent ou déchi-
cependant une espèce de fermentation dans le .
< RUREz
; ae HUE
persuasipe di . poètes .. . à on d’être partagés, on n’exige pas d’eux qu’ ‘ils appuient ce qu’ils avancent, ef on aime mieux les en croire sur leur parole que d’essuyer de Jeur part des preuves mal arrangées et peu concluantes. De
ne lui plaît pas, pour empêcher trente personnes, à comme il faut du moins quelques raisons paques de ressemblance pour répandre dans le monde que
més, on dit que le récit est froid, et quoique le bon l'emporte sur le mauvais, on s’attache à ce dernier sans tenir compte du premier. ” ” Mercure n’est
ba Porte, arrive dans nos salles de spectacle
rent, Vous voyez des gens qui se canfonnent, qui se parlent assez bas pour piquer la curiosité de ceux qui les enpironnent, et assez haut pour qu’on ne perde pas un mot de ce qu’ils ont à dire; [a pièce commence, le public écoute, a du plaisir ou de Pennui, applaudit ou bléme, revient les jours suipants ou reste paisiblemen! chez lui. Il se fait .
monde. bes soupers de Paris sont un tribunal respeciable où l'affaire est portée et discutée, hes femmes aimables qui PAR ue qui on.
que leurs valets de chambre applaudissaient dans
| dmirable ” ”, bhes petits-maîtres, les beaux esprits d’un parti contraire, qui sont arrivés frop tard pour entendre la pièce et qui ne la connaïtront pas
dans fous les théâtres des gens adroits qui sapent < habiles qui arrêtent les juges par un four de chicane
déclarer”. Ne nous éfonnons donc pas d’entendre Le Mercure déclarer un jour : “Ye m’éfendrais avantage sur les pièces nouvelles si je ne craignais
IL faut pourtant que j’en parle, puisque c’est un des articles qui jont le plus de bruit dans le monde. Mais si les auteurs veulent m’en croire, qu’ils me donnent par écrit ce qu’il leur plaira que je dise
s'ils ne le sont pas, je ne ferai pas un ridicule ee usage des mémoires qu’ils m’enperront.”
. donc Ja conclusion du critique auquel répugne les Ne polémiques de parti pris. “Comme on ne doit pas juger ordinairement du bon ou du mauvais succès
nc | d'un en sur une première HA il jaut
AS Mholonuirenent due fi bi ton
le parterre, prononcent tout haut que l’ouvrage est
se retourner; ils ressemblent à ces praticiens
— imprépue, : au moment même qu’ils sont prêts à se
de soulever contre moi le public et les auteurs...
S'en rapporter à l'opinion générale, ce sera
ieux quand ils l’auront écoutée, prennent (os ontre-partie et maintiennent la pièce, les acteurs et l’auteur, du dernier détestable.. Il y a d’ailleurs
Observations 4, p- 133,
| de leurs ouvrages. S’ils sont équitables ils consulteronfles suffrages du public pour se rendre justice;
Octobre 1714, p. 257,
ai
Le À ci mm 5
ie no: ;
Le A:
à . pus el Ps me : | ne 1 ni et es ul a CRD qe en musique, comme
\ . pa du du mo, avait déjà r \ meta LD Sorte de a entr
RU
piduel. Il épend de ceux qui ont contribué à le rme dl si D ippse
Ha id de in un n jugement de Late
| be ei de comparaison a pesé Has ‘on ne us le croire sur le
ae ni nes alle que ou dans a.
goût du public.” | is a remis je sans défense
0 mais il | son « origine dans 1 uen indi-
[1h ait a Pause ou 114 "à | Eoup + sûr, ol il nous kel devenu
à jous les ques. qe
a ai commode, dal | ne lee pas vous A
| Compra D à Non 311,
ba Bruyère,
Pluche, p. 140, AT EE
Pluche, p, 141.
grande. industrie des artistes est d’embellir ce que le public chérit, et non de contraindre le public à
Sur ceite doctrine de Dec “ dose timent général, était-il possible d’édifier un dogme
facle de la Nature ”, que ce qui “emporte la généralifé des suffrages est une beauté plus franche que ce qui n’est senti que de Platon ou de quelques : autres accrédités. Ce qui ne plait qu'à un certa nombre de particuliers peut depoir son attrait à des
ce n’est point là, à beaucoup près, la sûre marqu
ce les mains nn liré l'art û | distré.
tion et à la merci du public. II a proclamé que “la
admirer ce qu’il ne sent pas.” II a posé ce principe, que, dans la musique, “le consommateur” jé depait | faire la loi au producteur. ï
musical puissant et fort? Certains l'ont pensé, “est-il pas sensible, lisons-nous dans le “ Spa
prévenfions passagères, à un goût de cabale et d’habitude, Rien au contraire n’est si peu suspect que ce qui contente la multitude des esprits. Quand une chose plaît à quelques savants, peut-être n'est-ce pas sans un juste fondement d'estime, Mais
du bon et du beau. hes savants, par un effet des bornes de l'esprit humain ou faufe d’un avis éclair sont sujets à se frapper de certaines idées, à y. repenir apec complaisance, à tourner toute leur capacité de ce côlé-là, et à épouser apec jeu un à susième, un goût de musique, un genre de décla- LS mafion. Alors le mal augmente à proportion d leur crédit, du nombre de leurs partisants. bes
= idées à ui ile s’ ‘échauffent étant devenues Ja règle de leurs jugements, ils louent ou ils blémentf, selon qu'on se rapproche de ce qui leur est propre : . d’où il est souvent arrivé que leurs louanges ou
conséquence. Il n’en est pas de même de ce . qui, en enchantant les connaisseurs, se fait sentir tout ensemble à la multitude. Voilà le beau, le vrai, le durable... Je voudrais sapoir pourquoi, de foutes les paroles que nos musiciens modernes habillent en falbalas, ou qu ils découpent en zicza- gues eten prétentailles il n’y en a aucunes qui des- cendent jusqu’à nous, ef qui fassent fortune dans la
leurs blêmes se sont également froupées sans
de “He I n'y a pas encore longtemps que les
était permis, pour chanter, d'employer la voix humaine. Aujourd’hui nous nous faisons parcequ’on
la multitude, nous sommes peu fouchés de ces agréments si apprétés.” Moins brutal et plus complexe se montre beceri de la Vieuville ; l'opinion * publique d’après lui, se divise en frois classes : - celle du peuple, celle des connaisseurs et celle des savants. Par peuple, il faut entendre “ notre peuple d’honnéfes gens”, et non pas la populace.